21 January 2003 International Secretariat Asia-Pacific Desk Reporters Without Borders (Reporters sans frontières) said today it was very worried about obstruction of free media growth in the wake of the Supreme Court¹s 19 January outlawing of cable television in Kabul after complaints that some programmes were "anti-Islamic." Last month, the court banned the only cable operator in the eastern city of Jalalabad. The organisation called on information and culture minister Sayeed Makhdoom Raheen to see that the cable broadcasting licences issued by the government of President Hamid Karzai were respected. It said it was "shocked" that an Afghan court was using the same arguments as the fallen Taliban regime to deprive Afghans of entertainment and news programmes. Chief Justice Mawlazi Fazl Hadi Shinwari said he had acted for religious reasons. People had complained about "half-naked singers and obscene episodes in movies," he said. "We are Afghans and Muslims, with Islamic laws and values. We had to issue this order. Now the government must enforce it," he said. Police shut down five cable TV operators in Kabul on 19 January, but the information minister publicly opposed their action, saying only his ministry had the authority to do this. "Our policy towards cable TV is one of freedom but they must also obey the new media law," he said. "Of course, stations that are anti-Islamic or against Afghan traditions will be forbidden." The five cable operators called the ban "unjust." Said Mostafa, head of Star Cable Network, said government officials had asked him to shut down until clear rules were drawn up about the content of programmes. Cable TV appeared in Kabul in late 2001 after the fall of the Taliban, who had banned television as being against Islam teachings. The stations, which broadcast news, music, sport and films, have quickly become very popular. --- AFGHANISTAN La Cour suprême interdit la télévision par câble La Cour suprême d¹Afghanistan a interdit, le 19 janvier, la télévision par câble, suite à des plaintes relatives aux contenus des programmes de certaines chaînes qualifiés d'"anti-islamiques". Un mois auparavant, cette même Cour avait interdit le seul opérateur de télévision câblée de la ville de Jalalabad (est du pays). Reporters sans frontières est très préoccupée par les récentes décisions des autorités judiciaires d'Afghanistan qui tentent de mettre à mal le développement des médias dans le pays. L¹organisation a demandé au ministre afghan de l¹Information et de la Culture, Sayeed Makhdoom Raheen, de faire respecter la validité des licences de diffusion accordées par le gouvernement d'Hamid Karzaï aux opérateurs de câble. Notre organisation est choquée de voir la justice afghane utiliser les mêmes arguments que les taliban pour priver la population de programmes de divertissement et d'information. Mawlazi Fazl Hadi Shinwari, président de la Cour suprême d¹Afghanistan, a expliqué à la presse que l'interdiction du 19 janvier est motivée par des arguments religieux. "Des personnes se sont plaintes de la diffusion de films pornographiques et anti-islamiques sur les chaînes diffusées par le câble. Nous sommes Afghans, musulmans, nous avons des lois et des valeurs islamiques dans notre pays (Š) Il est de notre responsabilité de prendre cette décision. C¹est maintenant au gouvernement de la mettre en ¦uvre". La diffusion de la télévision par câble a été interrompue, le 19 janvier, par la police qui a fermé les cinq opérateurs de Kaboul. Le ministre de l¹Information s'est opposé publiquement à cette interdiction en affirmant que son ministère est le seul en charge d'autoriser ou d'interdire les opérateurs. "Notre politique pour le câble est une politique de liberté, mais aussi de respect d¹une nouvelle législation que nous venons d¹élaborer. Bien entendu, les chaînes anti-islamiques et contraires aux traditions afghanes seront interdites." Cette affaire sera débattue lors de la prochaine réunion du cabinet du ministère de l¹Information, le 27 janvier. Les cinq opérateurs de câble de Kaboul concernés par cette interdiction ont qualifié cette décision d'"injuste". Said Mostafa, directeur de Star Cable Network, titulaire d'une licence, a déclaré que les autorités lui ont demandé de cesser la diffusion dans l'attente de règles claires sur le contenu des programmes. Les chaînes câblées sont apparues à Kaboul à la fin de l¹année 2001, après la chute du régime des taliban, sous lequel la télévision, considérée comme contraire aux enseignements islamiques, avait été totalement interdite. Consacrées à la musique, au sport et au cinéma, ces chaînes sont devenues rapidement très populaires en Afghanistan. -- Vincent Brossel Asia - Pacific Desk Reporters Sans Frontières 5 rue Geoffroy Marie 75009 Paris 33 1 44 83 84 70 33 1 45 23 11 51 (fax) asia@rsf.org www.rsf.org ========== HURIDOCS-Tech listserv ========== Send mail intended for the list to <huridocs-tech@hrea.org>. Archives of the list can be found at: http://www.hrea.org/lists/huridocs-tech/markup/maillist.php To subscribe to the list, send a message to <majordomo@hrea.org>, with the following text in the message: subscribe huridocs-tech To unsubscribe from the list, send a message to <majordomo@hrea.org>, with the following text in the message: unsubscribe huridocs-tech If you have problems (un)subscribing, contact <owner-huridocs-tech@hrea.org>.
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