Bangladesh: Journalist attacked by police, detained and charged with theft



BANGLADESH

Journalist attacked by police, detained and charged with theft

Reporters Without Borders (Reporters sans frontières) today wrote to
Prime Minister Khaleda Zia calling for the immediate release of journalist
Hiramon Mondol, who was viciously beaten by police in the south-western
city of Khulna on 8 August and has since been held in the Khulna prison
infirmary. The organisation also called for the dismissal of the patently
false charge of theft that has been brought against him.

The local correspondent of the daily Dainik Bartaman, Mondol was attacked
by a group of police officers who included members of a special unit
assigned to combatting organised crime and extreme-left activists. They
beat him with batons, hockey sticks and rifles and took him bound hand and
foot to Paikgacha camp before transferring him to the prison infirmary.

The assault came just a few days after Mondol wrote an article about a
theft of fish from Baroyariya market in which the perpetrators were
reportedly members of the special force. He is now being prosecuted for
theft under a draconian "speedy trial" procedure introduced in 2002 which
frees the hands of the authorities and gives the accused no time to
prepare a defence.

Mondol's newspaper, which supports the government, said on 16 August that
it intended to circulate a petition for his release.

Reporters Without Borders is extremely concerned about the constant
increase in violence against the press in recent months in Bangladesh, one
of the few countries in the world where journalists face violence and open
hostility from political leaders and police on a daily basis.

Since the beginning of the year, Reporters Without Borders has registered
51 physical attacks against journalists (including 10 attempted killings),
50 death threats, 13 arrests, 14 abusive lawsuits and prosecutions and
five abductions.

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BANGLADESH

Un journaliste agressé par la police et poursuivi en justice

Hiramon Mondol, correspondant du quotidien Dainik Bartaman à Khulna
(sud-ouest du pays), est détenu depuis le 8 août 2003 à l'hôpital de la
prison de la ville. Il a été violemment agressé par des forces de l'ordre
après avoir écrit un article relatant une affaire de vol impliquant
certains membres de la police.

Reporters sans frontières est extrêmement préoccupée par l'augmentation
constante des violences à l'encontre de la presse au cours de ces derniers
mois. Le Bangladesh est l'un des rares pays au monde où les journalistes
sont confrontés à une violence quotidienne et à une hostilité affichée de
la part de nombreux responsables politiques ou de membres des forces de
sécurité. Pour l'organisation, il ne fait aucun doute que Hiramon Mondol
est détenu sous des prétextes fallacieux. Dans une lettre adressée au
Premier ministre, Khaleda Zia, Reporters sans frontières réclame la
libération immédiate du journaliste, ainsi que l'abandon de toutes les
charges retenues contre lui.

Hiramon Mondol, a été agressé par des membres de la police et de la police
frontalière. Ses agresseurs, appartenant à une force spéciale affectée à
la lutte contre les organisations criminelles et les activistes d'extrême
gauche, ont violemment frappé le journaliste à coups de matraque, de
crosses de hockey et de fusil. Hiramon Mondol a été emmené pieds et poings
liés au camp de Paikgacha, puis à l'hôpital de la prison de Khulna. Le
journaliste est désormais poursuivi en justice pour vol. Quelques jours
avant son agression, il avait écrit un article relatant une affaire de vol
de poissons qu'auraient commis des membres de la force spéciale sur le
marché de Baroyariya. Il tombe sous le coup d'une procédure judiciaire
particulièrement sévère, datant de 2002, dite de " jugement rapide ". Le
gouvernement peut prendre toute décision sans que l'accusé ait le temps de
préparer sa défense.

Le 16 août, la direction du Dainik Martaman, proche du pouvoir en place, a
déclaré vouloir diffuser une pétition pour la libération de Hiramon
Mondol.

Depuis le 1er janvier 2003, Reporters sans frontières a recensé 51
agressions de journalistes, dont une dizaine sont des tentatives
d'assassinat, 50 menaces de mort, 13 arrestations, 14 poursuites
judiciaires abusives et 5 enlèvements. 

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Reporters Sans Frontières
5 rue Geoffroy Marie
75009 Paris
33 1 44 83 84 70
33 1 45 23 11 51 (fax)
asia@rsf.org




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