Afghanistan: Pakistani journalist detained by US forces



22 July 2002

Reporters Without Borders (Reporters sans frontières ­ RSF) called on the 
US government today to investigate the arbitrary detention of a Pakistani 
journalist by US forces in Afghanistan and stressed that soldiers ³must 
respect the rights of journalists, even in war zones.²

³As US forces continue to make blunders in Afghanistan regarding civilians, 
the arrest of Pakistani journalist Hayatullah Khan is another error in 
their dealings with journalists,² said Reporters Without Borders 
secretary-general Robert Ménard in a letter to US defense secretary Donald 
Rumsfeld.  ³If he was arbitrarily detained and ill-treated, the US 
government must compensate him.²

Hayatullah Khan, correspondent for the Pakistani daily The Nation in Mir 
Ali (tribal zone in the North Waziristan Agency), was held by US troops for 
four days, along with his two guides and his driver, in the eastern Afghan 
province of Paktita.

He told Reporters Without Borders that he had set out on 2 July to report 
on the activities of Al-Qaeda and the Taliban along the border between 
Pakistan and Afghanistan.  The next day, he and his team went to a US camp 
to interview US officers, but as he was showing his ID and press card, he 
was arrested, handcuffed, and put in a dirty cell two metres square.

Without water, with hands tied and blindfolded, he was interrogated by US 
and British officers who accused him of passing on information to terrorist 
organisations, notably Al-Qaeda, on the basis of names and phone numbers of 
Afghan and Pakistani religious leaders they found in his confiscated 
address book.

He explained they were contacts he needed to do his job as a journalist in 
the region. ³I kept denying their charges and repeatedly told them I was a 
professional journalist.² At one point the soldiers told him he should be 
³ready to die.²

After some of his colleagues and the Reporters Without Borders 
representative in Pakistan, Iqbal Khattak, had approached US diplomats in 
Peshawar and Khan¹s status as a journalist was confirmed to his captors, he 
was freed on 7 July.

But as soon as he reached the Pakistani border, he was detained for by 
Pakistani paramilitary forces who accused him of having given the Americans 
information about the Pakistani army¹s movements.

Khan has had kidney trouble since his total of five days of detention by 
both groups of soldiers.



AFGHANISTAN

Reporters sans frontières demande l'ouverture d'une enquête après la 
détention arbitraire d'un journaliste pakistanais par les forces américaines

"Alors que les bavures contre les civils se multiplient, les forces 
américaines en Afghanistan ont détenu arbitrairement un journaliste 
pakistanais. Ce n'est pas le premier dérapage des soldats américains contre 
des reporters. Il devient urgent que les militaires soient rappelés au 
devoir de respecter la liberté des journalistes, même sur un théâtre 
d'opérations", a affirmé Robert Ménard, secrétaire général de Reporters 
sans frontières, dans une lettre adressée au secrétaire d'Etat américain à 
la défense, Donald H. Rumsfeld. L'organisation a fait part de son 
indignation quant au traitement dégradant réservé par les forces militaires 
américaines à ce correspondant du quotidien The Nation. Elle a demandé au 
secrétaire d'Etat d'ouvrir une enquête sur cette détention et d'être tenue 
au courant de ses conclusions. "Si le journaliste a été victime d'une 
détention arbitraire et de mauvais traitements, le gouvernement américain 
doit l'indemniser pour le préjudice subi", a conclu M. Ménard.

Selon les informations réunies par Reporters sans frontières, Hayatullah 
Khan, correspondant du quotidien pakistanais The Nation à Mir Ali (zone 
tribale du Waziristan Nord), a été détenu pendant quatre jours par les 
forces américaines, avec ses deux guides et son chauffeur, dans la province 
afghane de Paktika (est du pays). Hayatullah Khan a raconté à Reporters 
sans frontières qu'il était parti, le 2 juillet 2002, en reportage dans la 
zone frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan, afin d'enquêter sur 
les activités d'Al-Qaida et des taliban dans cette région. Le 3 juillet, le 
journaliste et son équipe se sont approchés d'un camp d'entraînement 
américain pour interviewer des officiers américains. Alors qu'il présentait 
ses documents d'identité et sa carte de presse, Hayatullah Khan a été 
arrêté, menotté et placé en détention dans une cellule insalubre de deux 
mètres carrés. Le journaliste, privé d'eau, mains liées et yeux bandés, a 
été interrogé par des officiers américains et anglais qui lui reprochaient 
de fournir des informations à des organisations terroristes, notamment 
Al-Qaida. Les militaires étayaient leurs accusations en utilisant le carnet 
d'adresses saisi sur le journaliste, qui contenait notamment des numéros de 
téléphone de leaders religieux afghans et pakistanais. Le journaliste 
expliquait quant à lui qu'il s'agissait de contacts nécessaires pour 
exercer son métier dans la région. "J'ai toujours nié leurs accusations et 
affirmé que j'étais un journaliste en reportage", a souligné Hayatullah 
Khan dans un entretien avec Reporters sans frontières. Durant l'un de ces 
interrogatoires, des militaires ont affirmé au journaliste qu'il devait 
être "prêt à mourir".

Suite à l'intervention de certains de ses collègues et du correspondant de 
Reporters sans frontières au Pakistan, Iqbal Khattak, auprès des diplomates 
américains à Peshawar, l'identité et la profession du journaliste ont été 
confirmées aux forces américaines en Afghanistan. Hayatullah Khan a 
finalement été libéré le 7 juillet. Mais une fois à la frontière, le 
correspondant de The Nation a été interpellé pendant plusieurs heures par 
des membres des forces paramilitaires pakistanaises qui lui ont reproché 
d'avoir fourni aux Américains des informations sur le déploiement de 
l'armée pakistanaise.

Suite à ces cinq jours de détention dans des conditions difficiles, 
Hayatullah Khan souffre de problèmes aux reins.

--
Vincent Brossel
Asia - Pacific Desk
Reporters Sans Frontières
5 rue Geoffroy Marie
75009 Paris
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33 1 45 23 11 51 (fax)
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