Tunisia: Wave of violent assaults on lawyers continues



PRESS RELEASE - COMMUNIQUE DE PRESSE - COMUNICADO DE PRENSA

18 December 2002    IMMEDIATE

Tunisia:  Wave of violent assaults on lawyers continues

The Center for the Independence of Judges and Lawyers (CIJL) of the
International Commission of Jurists (ICJ) today expressed its shock at the
violent attacks on several Tunisian lawyers over the past few days. At least
eight lawyers have been targeted in this recent wave of assaults: Saïda
Akremi Bhiri, Nourredine Bhiri, Samir Ben Amor, Samir Dilou, Mohamed Jmour,
Anwar Oled Ali, Youssef Rezjai and M. Ayadi.

"The recent spate of attacks against lawyers is most disturbing and flies in
the face of fundamental international human rights principles," said Louise
Doswald-Beck, Secretary-General of the ICJ. "We are deeply dismayed at the
behaviour of the authorities.  The lawyers were seemingly engaged in
legitimate activities related to their profession."

These attacks started last Friday when lawyers Saïda Akremi Bhiri and
Nourredine Bhiri and their children were assaulted by unidentified
plainclothes police. One of the children suffered cuts and bruises to his
face. Ms. Bhiri was forcibly pushed into a car and taken to the Ministry of
Interior where she was interrogated for several hours. Her office continues
to be surrounded by security agents who prevent other lawyers from getting
in. Two other lawyers, Samir Ben Amor and Samir Dilou, were arrested that
same day.

Yesterday, lawyer Mohamed Jmour, the Secretary-General of the Bar
Association ("Ordre National des Avocats"), tried to enter Ms. Akremi's
office in a show of support but was attacked by four agents guarding the
building who dragged him into the street while shouting insults and kicking
him. Several other lawyers Anwar Oled Ali, Youssef Rezjai and M. Ayadi have
also been violently attacked.

The President of the Bar Association ("Bâtonnier"), Mr. Bechir Essid
contacted the Ministry of Interior to complain about the assaults, but was
allegedly told by the Minister that it was the lawyers fault for "escalating
events" and that in any event, it was their "pure imagination".

Some of the lawyers who were attacked are members of the newly created
International Association for the Support of Political Prisoners which the
Tunisian authorities consider to be illegal as it represents persons
detained for political reasons.

The ICJ has in the recent past condemned attacks on judges and lawyers in
Tunisia. On 12 December 2002, the ICJ issued a press release about assaults
against discharged judge Mokhtar Yahyaoui.

For more information, please contact Linda Besharaty-Movaed, Legal Advisor,
at +41 229793800.

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18 Décembre 2002    IMMEDIATE

Tunisie: la vague d¹agression contre les avocats se poursuit

Le Centre pour l¹indépendance des juges et avocats (CIMA) de la Commission
internationale de juristes (CIJ) tient aujourd¹hui à exprimer son
indignation suite aux violentes agressions dont de nombreux avocats
tunisiens ont été victimes ces derniers jours. Au moins 8 avocats ont été la
cible de cette récente vague de violence: Saïda Akremi Bhiri, Nourredine
Bhiri, Samir Ben Amor, Samir Dilou, Mohamed Jmour, Anwar Oled Ali, Youssef
Rezjai et M. Ayadi.

« Cette récente recrudescence d¹actes d¹agression contre des avocats est
très inquiétante et viole les principes fondamentaux des droits humains »
s¹alarme Louise Doswald-Beck, Secrétaire générale de la CIJ. « Nous sommes
profondément consternés par le comportement des autorités. A notre
connaissance, les avocats en cause menaient des activités liées à l¹exercice
de leur profession ».

Ces agressions ont débuté vendredi dernier lorsque les avocats Saïda Akremi
Bhiri et Nourredine Bhiri ainsi que leurs enfants ont été agressés par des
policiers non identifiés en habits civils. L¹un des enfants du couple
d¹avocats souffre de plaies et hématomes au visage. Mme Bhiri a été
violemment poussée dans une voiture et emmenée au ministère de l¹intérieur
où elle a subit de longues heures d¹interrogatoire. Son bureau est toujours
encerclé par des agents de sécurité qui empêchent tout autre avocat d¹y
accéder. Deux autres avocats, Samir Ben Amor et Samir Dilou, ont également
été arrêtés le même jour.

Hier, l¹avocat Mohamed Jmour, en sa qualité de Secrétaire général de l¹Ordre
national des avocats de Tunisie et en soutien avec ses confrères, a tenté
d¹accéder au bureau de Mme Akremi. Il a été attaqué par quatre agents qui
surveillaient le bâtiment. Ceux-ci  qui l¹ont traîné dans la rue tout en le
rouant de coups et en l¹insultant. D¹autres avocats tels que Anwar Oled Ali,
Youssef Rezjai et M. Ayadi ont également été violemment agressés.

M. le Bâtonnier de l¹Ordre national des avocats de Tunisie, M. Bechir Essid,
a contacté le ministère de l¹intérieur pour protester contre ces agressions
mais il lui a été apparemment répondu par le Ministre que les avocats
étaient responsables de cette « escalade d¹évènements » qui, en tout état de
cause, relèveraient de leur « pure imagination ».

Certains des avocats agressés sont membres de l¹Association internationale
de soutien des prisonniers politiques, association nouvellement créée qui
entend s¹intéresser au sort des personnes détenues pour des motifs
politiques et que les autorités tunisiennes n¹ont pas reconnue.

La CIJ a encore dernièrement condamné de telles attaques contre juges et
avocats en Tunisie. Ainsi, le 12 décembre 2002, elle a publié un communiqué
de presse condamnant l¹agression du juge Mokhtar Yahyaoui qui avait été
radié de la profession.

Pour des informations plus détaillées, veuillez contacter Linda
Besharaty-Movaed, conseillère juridique, au +41-22-979-3800.






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