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Session de chat publique - la crise prolongée des droits de l'homme dans la Tchétchénie

Portrait of 'disappeared' in Chechnya. Copyright © Human Rights Watch
Portrait of 'disappeared' in Chechnya
© Human Rights Watch
Le 19 octobre 2006, HREA a organisé une session de chat publique portant sur la crise des droits de l'homme en Tchétchénie. Des défendeurs russes de droits de l'homme et des experts de la Fédération internationale Helsinki pour les droits de l'homme ont répondu aux questions posées à propos du contexte du conflit, la nature des violations des droits de l'homme et les efforts des organisations internationales ; comme l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour mettre fin au conflit, parmi autres sujets.

Dix ans après la guerre catastrophique de 1994-1996, qui a tué presque 100,000 personnes et a réduit la capitale, Groznyï, en ruines, le confit armé en Tchétchénie continue. Les deux parties du conflit, les rebelles tchétchènes et le gouvernement et l'armée russe, continue à violer les droits de l'homme et le droit humanitaire, y compris les actes de torture, les exécutions extrajudiciaires et les disparitions. Les civiles ont été les victimes principales de ce conflit armé, qui a commencé en 1993 lorsque la Tchétchénie voulait se séparer de la Fédération russe.

 

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Question posée par Édouard (É-U) :

Comme un survivant du génocide des Tutsi en Rwanda, j'étais témoin à la défaillance des organisations internationales dans la prévention du génocide des Tutsi en Rwanda. Aujourd"hui nous voyons la même défaillance au Soudan. Croyez-vous que les organisations internationales ont le pouvoir de résoudre ou de prévenir les conflits ? Si oui, pourquoi avons-nous cette crise prolongée des droits de l’homme en Tchétchénie ? Si non, quelle est la cause de la défaillance des organisations dans la prévention ou la résolution de ces conflits ?

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Krassimir Kanev répond :

Cher Edouard,

Je crois que la communauté internationale est capable de prévenir les génocides et autres crimes contre l’humanité. Je vous donne l’exemple récent du Kosovo, où l’intervention fructueuse de l’OTAN en 1999, pourtant questionnable d’un point de vue juridique, a empêché des atrocités sérieuses qui probablement aura lieu dans la république. C’est pourtant évident que la volonté dépend d’un nombre de facteurs - l’organisation du pouvoir au niveau du cadre décisionnel, les intérêts économiques et politiques, les préjugés raciaux, etc. C’est dans ce sens que la capacité de prendre des mesures concernant la crise en Russie est beaucoup moins que dans le cas du Kosovo. La Russie est un membre permanant avec le droit de veto du Conseil de sécurité de l'ONU, qui en théorie, devrait prendre la décision de prendre des mesures, soit économiques ou militaires, pour les rendre légal. C’est un pays plein de ressources naturel, comme le pétrole et le gaz naturel, qu’elle vend à plusieurs autres pays en Europe. Pour plusieurs raisons politiques et économiques, la Russie exerce l’influence dans divers pays en Asie et en Afrique. Enfin et surtout, la Russie a une forte puissance militaire. Alors, sous ces conditions c’est difficile d’imaginer comment la communauté internationale, malgré la répugnance et qui continue d’intervenir en Rwanda et au Soudan, serait prête à intercéder dans quelconque manière, contre la Russie. Leur réponse a la crise tchétchène est le reflet le plus clair des injustices inhérentes du system présent de sécurité internationale et de protection des droits de l’homme.

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Question posée par Rowland (Botswana) :

L’Organisation des Nations Unies joue quel rôle pour résoudre ce problème et pour aborder le sujet des droits de l’homme ?

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Joachim Frank répond :

Cher Rowland,

L’Organisation des Nations Unies n’a pas joué aucun rôle pour résoudre la deuxième guerre tchétchène. Non seulement il n’y avait pas de résolution faite par, p.ex. le Conseil de sécurité de l'ONU – ou, évidement, la Russie a le droit de veto- mais à ma connaissance, il n’y avait pas d’effort d’aucun pays de porter le conflit à l'ordre du jour.

Les inquiétudes à propos des droits de l’homme étaient abordées dans deux résolutions fait par la Commission des droits de l'homme des Nations Unies en 2000 et 2001. Dans les trois ans suivants, les résolutions présentés ont été rejetées, et en 2005 aucun résolution a été soumit. Pourtant, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme du présent et du passé ont visité la région du conflit une fois chacun, et après, ont abordé la situation grave des droits de l’homme avec un message clair dirigé aux autorités russe. Quelques groupes de travails ( par exemple celle sur la disparition forcée), la groupe des procédures spéciales, aussi que le comité sur la torture, essayent de leur meilleur d’aborder le sujet. [Pour une vue générale des plusieurs mécanismes de protection de droits de l'homme des Nations Unies, lisez le guide d’apprentissage sur le système des droits humains à l'ONU, mod.]

Du coté humanitaire, les institutions de l’ONU - le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH), le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM), Organisation mondiale de la Santé (OMS) et autres- font beaucoup sur les lieux.

Joachim

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Question posée par Asya (Bulgarie) :

Ma question est très simple : Pourquoi personne ne parle de la situation de crise à part que sur l’Internet ? I’ll n’y a rien sur la télévision et dans les journaux. Aussi, pourquoi personne aide les réfugiés et survivants de cette guerre absurde ? Merci à l’avance.

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Krassimir Kanev répond :

Chère Asya,

C’est un des problèmes majeurs avec la crise tchétchène et, en même temps, un des causes de son prolongement. I’l y a plusieurs raisons pour laquelle les médias de l’Ouest écrivent rarement sur le sujet de la Tchétchénie :

* La campagne progressive du 'lutte contre le terrorisme’ qui fréquemment vont de mèche avec l’implication des musulmans, y compris les tchétchènes comme terroristes ;
* Le succès de la propagande officielle des russes en présentent le conflit tchétchène à travers le prisme de la lutte contre le terrorisme en première place, et aussi dans l’Ouest, en particulier après les événements de Dubrovka et Beslan ;
* La difficulté pour les journalistes de l’Ouest de voyager au Tchétchénie pour participer à la presse d'investigation ;
* Un manque de vision de l’avenir pour un plan d’action réaliste qui donnerait à une solution acceptable, et la croyance ‘qu’on ne peut rien faire avec les Russes’ ;
* L’inaction des politiciens de l’Ouest et les organisations internationales- il n’existe pas d’initiatives ou d’événements qu’on doit faire un reportage.

Il y a quelques organisations qui aident les réfugiés et les survivants de la guerre. Le Conseil danois pour les réfugiés travaille depuis plusieurs ans au Caucase du Nord. Divers ONG, y compris Initiatives concernant l'administration de la justice en Russie, Mémorial aussi qu’un nombre de groups promouvant les droits de l’homme au Caucase du Nord, aide les victimes à porter leurs affaires devant le tribunal. Quelques décisions par rapport aux affaires qui ont originé du conflit en Tchétchénie ont déjà été faites par la Cour européenne des droits de l'homme. Plusieurs d’autres sont en cours.

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Question posée par Bernard (Ouganda) :

Quelles stratégies met-on en pratique pour tenir les Russes et les commandants rebelles tchétchènes responsable des violations des droits de l’homme ? Quels sont nos options : la cour pénale internationale, la cour européenne des droits de l'homme ?

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Ole Solvag répond :

Cher Bernard,

Merci pour votre question. En premier, on doit décider quelle et la nature du conflit. C’est établit clairement que la première guerre tchétchène (1994-1996) était un conflit d’une nature non internationale et, conséquemment, est entré dans l’article 3 de la Convention de Genève et protocole additionnel 2 (et même un jugement du court constitutionnel russe de 1995). À cause des plusieurs similarités entre la première et la deuxième guerre, on ne peut disconvenir en disant que la deuxième guerre était d’une nature non internationale.

Cela nous laisse avec diverses options pour tenir les Russes et les commandants rebelles tchétchènes responsable des violations des droits de l’homme, que je présenterai bientôt dans un message séparé.

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Question posée par Tanya (Moldavie) :

Je voudrai vous poser deux questions : 1. Existe-t-il une opposition pacifiste avec laquelle le gouvernement russe peut négocier ? 2. Que prendrait-il pour porter fin aux hostilités des deux cotés ?

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Eliza Moussaeva et Joachim Frank répondent :

Cher Tanya,

Ca serait bon s’il avait un group d’opposition pacifiste en Tchétchénie avec laquelle le gouvernement russe puisse négocier. Pourtant, en ce moment, il n’y a pas de possibilité en Tchétchénie pour une opposition pacifiste, comme il n’existe pas de possibilité pour un processus libre et démocratique. Les groups qui promouvraient le séparatisme, même s’ils le faisaient d’une manière pacifiste, seraient ciblés d’une manière cruelle.

Si le gouvernement russe voulait négocier, il n’aurait pas une bonne opportunité de le faire avec l’ancien président tchétchène Aslan Maskhadov. Contrairement, il l’a tué. Et si le gouvernement russe voulait négocier maintenant, il pourrait le faire, par exemple à travers l’envoyé des chasseurs armés, Akhmed Zakaev.

À date, la seule méthode utilisée par le gouvernement russe est celle de brutalité, en premier par leurs forces, ensuite principalement à travers, un homme local, Kadyrovtsv.

Joachim et Eliza

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Le texte integrale est disponible en anglais et russe.

 

 

 

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