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Guides d'apprentissage
> La torture, traitements inhumains
ou dégradants
Introduction
Droits en jeu
Instruments internationaux et
régionaux de protection et de promotion
Agences nationales d'assistance,
de protection et de service
Matériels d'éducation, de défense
et de formation
Autres ressources
Introduction
La torture est une violation grave des droits de l'homme
et elle est strictement interdite par le droit international. Etant
donné que l'usage de la torture touche en plein cur les
libertés civiles et politiques, c'était une des premières
questions examinée par les Nations Unies (ONU) au moment d'élaborer
les normes en matière des droits de l'homme. L'une des premières
mesures des Nations Unies était d'abolir les châtiments
corporels dans les territoires coloniaux dès 1949. Le droit international
interdit la torture et les autres formes de traitements inhumains et
dégradants, lesquels ne peuvent être acceptés sous
quelques circonstances que ce soit.
En dépit du fait qu'elle soit rigoureusement bannie, la torture
continue à être pratiquée dans une majorité
de pays à travers le monde. Le rapport 2001 d' Amnesty International
a mis en évidence l'usage de la torture par 140 états
entre 1997 et 2001, et constate que chaque année des milliers
d'auteurs d'actes de torture battent, violent et électrocutent
d'autres êtres humains.
Qu'est ce que la torture?
Dans la Convention
contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants, la torture est définie comme étant:
« tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës,
physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à
une personne aux fins notamment d'obtenir d'elle ou d'une tierce personne
des renseignements ou des aveux, de la punir d'un acte qu'elle ou une
tierce personne a commis ou est soupçonnée d'avoir commis,
de l'intimider ou de faire pression sur elle ou d'intimider ou de faire
pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé
sur une forme de discrimination quelle qu'elle soit, lorsqu'une telle
douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent
de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre
officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès
ou tacite ». (Article 1)
Les définitions de la torture varient légèrement
dans les différents traités internationaux mais d'une
manière générale englobent tout acte qui:
- cause une douleur ou une souffrance aiguës ;
- est infligé intentionnellement à une personne;
- est fait aux fins notamment d'obtenir d'elle ou d'une tierce personne
des renseignements ou des aveux, de la punir d'un acte qu'elle ou une
tierce personne a commis ou est soupçonnée d'avoir commis,
de l'intimider ou de faire pression sur elle ou d'intimider ou de faire
pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé
sur une forme de discrimination quelle qu'elle soit, et
- est fait à l'instigation ou avec le consentement d'une autorité
publique ou de toute personne agissant avec un mandat officiel.
Le terme « torture » englobe une variété de
méthodes telles que des bastonnades sévères, les
chocs électriques, les abus sexuels et le viol, l'isolement prolongé,
les travaux pénibles, un état proche de la noyade, de
la suffocation, les mutilations, et être suspendu pendant de longues
durées.
Bien qu'il n'y ait aucune liste exhaustive d'actes interdits, le droit
international considère de manière claire que la torture
est « un traitement cruel, inhumain, ou dégradant ».
En plus des types de douleur et souffrances sévères mentionnés
plus haut, la torture inclut donc également le fait d'être
forcé à rester debout contre un mur pendant des heures,
bras et jambes étendus; être soumis à des lumières
aveuglantes ou avoir les yeux bandés; être soumis continuellement
à un bruit assourdissant; être privé de sommeil,
de nourriture ou de boisson; être contraint à demeurer
constamment debout ou accroupi, ou être secouer de manière
violente.
De plus, la torture n'est pas limitée uniquement à des
actes qui causent une douleur physique ou une blessure. Elle inclut
les actes qui causent une souffrance mentale, telle que des menaces
contre la famille ou contre des personnes aimées.
Bien que la Convention
contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants ne contienne pas de provision concernant les expérimentations
scientifiques conduites sur les êtres humains sans le consentement
formel des victimes, les premières dispositions contre la torture
dans l'article 7 de la Pacte
international relatif aux droits civils et politiques stipule que:
« Personne ne doit être soumis sans son libre consentement
à des expériences médicales ou scientifiques ».
Les expérimentations humaines conduites par les Nazis pendant
la seconde guerre mondiale sont classées dans cette catégorie.
Que la définition de la torture englobe le châtiment corporel
judiciaire (par exemple l'amputation, le marquage au fer rouge et les
diverses formes de flagellation, y compris les coups de fouets et les
coups de trique) ou la peine de mort, il s'agit d'un sujet de controverse.
L'article 1 de la Convention
contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants, très souvent désignée
comme la Convention de l'ONU contre la Torture, exclut « la douleur
ou la souffrance résultant uniquement de sanctions légitimes,
inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par
elles ». Certains Etats se sont appuyés sur cette disposition
pour soutenir que les blessures physiques découlant de l'application
de sanctions criminelles légalement autorisées ne constituent
pas des actes de torture. De plus, ils prétendent que les dispositions
telles que formulées légitiment par leur existence même
l'usage de la peine de mort ou des châtiments corporels. Les adversaires
de cette position sont en désaccord et affirment que les dispositions
de la Convention, sont sans préjugé par rapport aux autres
traités internationaux qui sauvegardent le droit à la
vie et la sécurité des personnes. En fait, les institutions
internationales et régionales ont constaté que dans certains
cas, certaines formes de châtiment corporel se rapprochent (atteignent
le niveau) de la torture ou des traitements inhumains et dégradants.
[Haut de la page]
Droits en jeu
Les lois internationales et régionales relatives
aux droits de l'homme protègent plusieurs droits fondamentaux
concernant la torture et les traitements inhumains ou dégradants.
Il s'agit entres autres de:
(a) Le droit d'être protégé de la torture
Le droit international affirme clairement la responsabilité de
l'état pour des actes de torture commis par des agents de l'état
(par exemple agents de police, soldats, la prison garde etc.). Certains
affirment que l'état est tout aussi responsable pour des actes
de torture commis par des personnes privées (acteurs «
non étatiques ») si l'Etat ne prend pas suffisamment de
mesures pour prévenir de tels abus. ces abus peuvent par exemple
être des attaques racistes ou une violence domestique.
Il est exigé que chaque état prenne des mesures législatives,
administratives, judiciaires, ou toutes autres mesures efficaces pour
prévenir des actes de torture sur son territoire. Les actes de
torture doivent être perçus par le droit criminel comme
des délits. Aucune situation exceptionnelle ne peut justifier
l'usage de torture, par exemple pendant un état de guerre, une
instabilité politique interne, ou toute autre urgence publique.
De même, le respect d'un ordre provenant d'autorités supérieures
ne justifie pas l'usage de la torture (Convention
de l'ONU contre la Torture, articles 2 et 4).
(b) Le devoir d'engager des poursuites judiciaires contre des tortionnaires
Tous les gouvernements ont la responsabilité de poursuivre les
contrevenants en justice dans le cadre du système de procédure
criminelle internationale qui s'applique à la torture. Le principe
de la juridiction universelle oblige tous les pays où il y a
des présumés coupables, soit à extrader ceux qui
pratiquent la torture afin qu'ils soient poursuivis en justice par les
gouvernements les plus directement affectés (c'est à dire
le pays où les délits ont été commis, ou
alors le pays duquel sont originaires les victimes ou les contrevenants),
ou alors initier eux-mêmes les poursuites judiciaires (la Convention
de l'ONU contre la Torture, articles 5, 6, 8).
Malheureusement, les poursuites judiciaires concernant les cas de torture
et qui aboutissent sont rares. Dans certains cas cette situation est
due à un manque de volonté politique et à l'absence
d'une surveillance minutieuse par les media et le public. Les gouvernements
ont été l'objet de critiques car ils conditionnent l'obligation
des poursuites judiciaires par des intérêts politiques.
De plus, il y a souvent des obstacles légaux:
- La vraie juridiction universelle et la mise en application des lois
peuvent s'avérer problématique du fait que les pays incorporent
les lois internationales dans les lois nationales de différente
manière, ce qui conduit à des définitions et des
pénalités variables. (La torture peut ne pas apparaître
dans la loi nationale comme une infraction spécifique ou alors
elle pourrait être définie de manière trop limitée.)
- D'autres lois peuvent faciliter la pratique de la torture. Par exemple
la détention au secret (détention sans accès aux
avocats, aux médecins, aux parents ou à des amis) ou encore
les lois qui autorisent que des aveux qui seront par la suite utilisés
comme preuve évidente dans le procès soient obtenus par
l'usage de la torture.
- Les lois nationales d'amnistie peuvent protéger des auteurs
d'actes de torture.
- Trouver des preuves évidentes peut s'avérer difficile.
Les tortionnaires peuvent cacher leurs identités ou choisir des
méthodes qui laissent peu de traces physiques. Les preuves peuvent
être altérées ou peuvent être détruites.
Les faux rapports peuvent être remplis. Il peut y avoir une loi
du silence qui empêche les gens de dénoncer leurs collègues.
Ou alors les témoins peuvent être intimidés et peuvent
être menacés de représailles physiques ou légales.
- Les systèmes d'enquête, la poursuite judiciaire et les
condamnations peuvent être imparfaits, inefficaces ou empreints
de corruption.
(c) Le droit de ne pas être expulsé, refoulé
ou extradé dans un autre état où on pourrait être
en danger
« Aucun Etat partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera
une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux
de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture ».
(Convention
de l'ONU contre la Torture, article 3)
Cet article crée un droit inconditionnel qui permet que personne
ne puisse être expulsé, refoulé ou déporté
vers un autre pays où cette personne pourrait être torturée.
Quelque soient les circonstances, le retour sur une base inconditionnelle
est interdit, dès lors qu' il y a des raisons substantielles
de croire qu' il y aurait un danger de torture. Il faudrait dans ce
cas, prendre en compte tous les aspects y relatifs et pertinents, y
compris le fait qu'il y ait par exemple « une constance dans l'injustice,
dans la violation flagrante et massive des droits de l'homme ».
Ceci crée une clause plus forte contre le refoulement comparativement
aux autres instruments, par exemple, la Convention
relative au statut des réfugiés de 1951, par laquelle
la prévention du refoulement dépend du fait qu'il est
établit qu'il y a persécution basée sur la race,
la religion, la nationalité, les opinions politiques ou l'appartenance
à un groupe social particulier. La convention des réfugiés
ne protège pas des personnes ayant commis des actes répréhensibles
dans le passé tel que la participation dans des activités
criminelles, cependant la Convention des Nations Unies contre la Torture
ne permet pas que ces actes commis dans le passé servent de motif
pour l'exclusion.
(d) Le droit de victimes d'obtenir réparation, une compensation
juste, y compris la réhabilitation et le droit des victimes de
porter plainte et que celle-ci fasse l'objet d'une enquête impartiale,
et le droit d'être protégé de représailles
pour avoir porté plainte
Il y a cinq types de réparation: la compensation financière,
les soins médicaux et la réhabilitation, la restitution
(essayer de rétablir la victime dans sa situation antérieure),
la garantie de non - répétition, et des formes de satisfaction
telles que la restauration de leur dignité et de leur réputation
et une reconnaissance publique du mal qu'ils ont souffert (Convention
de l'ONU contre la Torture, article 13, 14).
Les agences clé d'assistance
Le
Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes
de la torture
Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes
de la torture fournit une assistance humanitaire, légale et financière
aux victimes de la torture et à leurs familles. Les fonds dépendent
entièrement des contributions volontaires et sont administrés
par le Secrétaire Général de l'ONU avec l'assistance
d'un Comité d'Administrateurs composé d'un président
et de quatre membres possédant une grande expérience dans
le domaine des droits de l'homme. Une grande partie des fonds est destinée
aux finances et à la réhabilitation et le reste de ces
fonds finance les projets de formation des spécialistes dans
le domaine de la médecine.
Beaucoup d'autres organisations internationales et nationales sont impliquées
dans le combat contre la torture et dans l'assistance aux victimes.
Les liens vers quelques unes de ces organisations sont disponibles dans
la section des autres ressources ci-dessous.
[Haut de la page]
Instruments internationaux et
régionaux de protection et de promotion
Les instruments juridiques internationaux peuvent prendre
la forme d'un traité (également appelé accord,
convention, pacte ou protocole), qui lient les États contractants.
Une fois les négociations terminées, le texte du traité
est définitif et authentique et est « signé »
par les représentants des États. Un État accepte
d'être lié par un traité de différentes manières
dont la forme la plus courante est la ratification ou l'adhésion.
Un nouveau traité est alors ratifié par les États
qui ont négocié l'instrument ; un État qui n'a
pas participé aux négociations peut, à un stade
ultérieur, adhérer au traité. Le traité
entre en vigueur quand un nombre prédéfini d'États
l'ont ratifié ou y ont adhéré.
Quand un État ratifie ou adhère à
un traité, il peut faire des réserves à
une ou plusieurs des dispositions du traité, à moins que
le traité n'interdise ces pratiques. Les réserves peuvent,
en principe, être retirées à tout moment. Dans certains
pays, les traités internationaux prévalent sur le droit
national. Dans d'autres, une loi spécifique est requise pour
donner à un traité international, même s'il a été
ratifié, force de loi nationale. Presque tous les États
qui ont ratifié ou adhéré à un traité
international doivent passer des décrets, amender les lois existantes
ou introduire une nouvelle législation dans le but de rendre
le traité pleinement effectif sur le territoire national.
Les traités qui lient les signataires peuvent être
utilisés pour contraindre des gouvernements à respecter
les dispositions pertinentes du traité qui se rapportent à
la prévention de la torture et des traitements inhumains ou dégradants.
Les instruments sans contraintes, tels que les déclarations et
les résolutions, peuvent être utilisés dans les
situations appropriées pour embarrasser des gouvernements en
les exposant à une image publique négative. les gouvernements
qui se soucient de leur image internationale peuvent ainsi adapter leurs
politiques en conséquence.
Ci-après sont présentés les traités internationaux,
les déclarations et les engagements qui déterminent les
normes de protection des droits de l'homme contre la torture, et les
traitements cruels, inhumains ou dégradants:
NATIONS
UNIES (ONU)
Déclaration
universelle des droits de l'homme (1948) (article 5)
Ce document fondamental de l'ONU en matière des droits de l'homme
affirme que « nul ne sera soumis à la torture, ni à
des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »
Plusieurs dispositions de la Déclaration universelle des droits
de l'homme (DUDH) sont devenus partie intégrante de la loi coutumière
internationale, ce qui signifie que ces dispositions lient tous les
états, que ceux ci soient Etat partie de l'instrument universel
spécifique ou régional ou non. La torture est par conséquent
interdite par la loi coutumière internationale, que celle-ci
soit commise sur une base systématique et à grande échelle,
constituant ainsi un crime contre l'humanité, ou alors qu'elle
soit commise contre une seule victime. L'interdiction de la torture
est également une obligation pour la communauté internationale
entière et tous les états ont le droit de la mettre en
vigueur à travers l'application de la juridiction universelle
à tous les suspects présents dans leur territoire.
Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (1966) (article
7)
Ce traité, aussi connu comme CIDCP, a été adopté
par l'Assemblée Générale en décembre 1966
et est entré en vigueur en 1976. Il élabore les principes
présentés dans la DUDH. L'article 7 interdit la torture;
cet article affirme que « personne ne sera soumis à la
torture et autres peines ou aux traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En particulier, personne ne sera soumis sans son libre consentement
à une expérimentation médicale ou scientifique
». Cette disposition ne peut pas être suspendue ou limitée,
même en période d'urgence.
Déclaration
sur la protection de toutes les personnes contre la torture et autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1975)
Cette déclaration a été adoptée par l'Assemblée
Générale en décembre 1975. Elle contient 12 articles
et une définition de la torture.
Convention
contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants (1984)
C'est le principal traité de l'ONU qui se préoccupe de
la torture. Il a été adopté par l'Assemblée
Générale de l'ONU et est entré en vigueur en juin
1987. Il comprend 33 articles qui couvrent les droits en jeu et les
mécanismes de la mise en application.
Se basant sur l'article 17, le traité a créé un
Comité
contre la torture. Le Comité est composé de dix experts
choisis pour un mandat de quatre années. Le Comité examine
des rapports périodiques des Etats partie à la Convention.
Il est en mesure d'inviter des agences de l'ONU, des institutions régionales
et des institutions non gouvernementales à lui fournir des renseignements.
Selon l'article 20, le Comité a également le pouvoir d'initier
des visites officielles sous réserve que le consentement de l'état
intéressé soit obtenu. Tous les débats sont confidentiels
et toutes les actions doivent être menées en coopération
avec l'état intéressé. Selon l'article 22, le traité
prend en compte des plaintes individuelles soumises au Comité,
à condition que toutes les solutions nationales aient été
épuisées. Cette disposition représente alors une
évolution importante de la loi internationale du fait qu'elle
donne la possibilité à un individu de porter plainte contre
son gouvernement auprès d'une institution internationale. Cependant,
la mise en oeuvre de cette disposition est conditionnée par le
fait que le gouvernement fasse une déclaration marquant son acceptation
de cet article. A ce jour, une minorité d'états a fait
une telle déclaration, ce qui veut dire que la majorité
des gens ne peuvent pas utiliser cette procédure.
Protocole
facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et
autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
(2002)
Selon l'article 2, le Protocole Facultatif met en place un collège
d'experts, un sous-comité du Comité contre la torture,
chargé de la prévention de la torture et autres peines
ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, afin de conduire
des visites d'inspection des lieux de détention et de soumettre
des rapports confidentiels aux autorités compétentes sur
les voies et moyens de prévenir la torture et les mauvais traitements.
Le Protocole exige également que les états mettent en
place des structures nationales chargées de conduire des visites
similaires dans les lieux de détention.
Rapporteur
spécial sur la torture
Le Rapporteur spécial sur la torture rassemble les renseignements
sur les mesures législatives et administratives prises par les
gouvernements, répond aux préoccupations mises en évidence
à travers une procédure d'urgence, conduit des consultations
et des visites dans les pays, et rend compte au Conseil des droits de
l'homme. Contrairement au Comité contre la torture, le mandat
s'étend à tous les Etats membres de l'ONU et ceux ayant
le statut d'observateur et pas seulement aux Etats parties à
la Convention contre la Torture.
Le Rapporteur spécial reçoit des communications provenant
des organisations et des individus sur les violations. Le Rapporteur
spécial est en mesure de publier un appel urgent afin de prévenir
des violations imminentes. Le Rapporteur spécial aborde directement
les allégations spécifiques qui sont faites avec le gouvernement
en question . Il est apparu des problèmes relatifs au suivi et
certains gouvernements n'ont pas répondu aux questions soulevées
par le Rapporteur spécial. Dans les rapports du Rapporteur spécial,
figurent des questions plus larges telles que les rapports constants
sur l'impunité ou sur des violations des lois internationale
relatives aux droits de l'homme par les législations nationales.
Le Rapporteur spécial conduit aussi des visites des pays afin
d'obtenir des renseignements de première main.
Principes
d'éthique médicale applicables au rôle du personnel
de santé, en particulier des médecins, dans la protection
des prisonniers et des détenus contre la torture et autres peines
ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984)
Ces principes, adoptés par l'Assemblée Générale
en décembre 1982, obligent le personnel médical à
protéger la santé physique et mentale des détenus
et d'autre part , interdit leur engagement actif ou passif dans des
actes de torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants.
Plusieurs traités de l'ONU se préoccupant des droits de
groupes spécifiques interdisent clairement ou implicitement la
torture et les autres formes de traitements inhumains et dégradants.
De telles préoccupations ont été par conséquent
soulevées avec les structures en charge de surveiller la mise
en oeuvre de ces traités :
Convention
relative aux droits de l'enfant (1989) (article 37)
L' Article 37 de la Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant précise
que " aucun enfant ne sera soumis à la torture et autres
peines ou à tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant
" et des violations ont été enregistrées par
le Comité
des droits de l'enfant.
En plus des enfants, les femmes sont particulièrement vulnérables
à des formes de torture sexuelle telle que le viol, et autres
formes de violence sexuelle. Des plaintes ont été enregistrées
par le Comité
pour l'élimination de la discrimination à l'égard
des femmes comme infractions à la Convention
sur l'élimination de toutes formes de discrimination à
l'égard des femmes (CEDAW). La Déclaration
sur l'élimination de la discrimination à l'égard
des femmes, adoptée par l'Assemblée Générale
en décembre 1993, fait explicitement référence
au droit des femmes à ne pas être soumises à la
torture ou à tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant
ou toute autre peine (article 3h).
La torture peut aussi être utilisée d'une manière
discriminatoire en ciblant des groupes raciaux spécifiques. Dans
de telles circonstances il s'agit d'une violation de la Convention
internationale sur l'élimination de toutes formes de discrimination
raciale, dès lors, ce cas peut être soumis au Comité
pour l'élimination de la discrimination raciale qui a la
charge de surveiller la mise en oeuvre de la convention.
Le problème de la torture est souvent lié aux autres situations
relatives aux droits de l'homme telles que la détention, les
arrestations arbitraires et les disparitions forcées. Lorsqu'il
y a de telles violations des droits de l'homme, l'usage de la torture
est plus que probable. Les traités qui se préoccupent
de ces questions sont par conséquent appropriés dès
lors qu'il est question de la torture et des traitements inhumains et
dégradants.
Plusieurs codes spécifiques relatifs à ces situations
ont été développés pour compléter
les dispositions générales des lois internationales en
matière des droits de l'homme. Les Ensemble
de règles minima pour le traitement des détenus ont
été adoptées par le premier Congrès de l'ONU
sur la Prévention d'Infraction et Traitement d'Offenseurs en
1955. Ces règles établissent les principes généraux
mais ne vont pas dans le détail. La règle 31 établit
de manière spécifique que le châtiment corporel,
une punition qui consiste à enfermer une personne dans une cellule
sombre et toute punition cruelle, inhumaine ou dégradante est
formellement interdite. Un Code
de conduite pour les responsables de l'application des lois a été
adopté par l'Assemblée Générale en décembre
1979; ce code interdit la torture. Une Déclaration
sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées
a été adoptée par l'Assemblée Générale
en décembre 1992. Cette déclaration rappelle d'autres
traités de l'ONU et réitère, dans l'article 1,
le droit d'être protégé contre la torture.
Statut
de Rome de la Cour pénale de justice (1998) (article 7, 8)
Le Statut de Rome interdit clairement la torture sur la base de dispositions
variées, compte tenu des juridictions pénales internationales
dans de tels cas. Si la torture, définie comme « le fait
d'infliger de manière intentionnelle une douleur ou une souffrance
aiguë, qu'elle soit physique ou mentale, à une personne
sous garde ou sous le contrôle de l'accusé; hormis les
cas où la douleur ou la souffrance font suite à l'application
de sanctions légales ou en découlent de manière
accidentelle; (article 7e) - Si cette torture correspond à une
attaque de grande ampleur ou systématique dirigée contre
toute population civile, alors elle constitue un « crime contre
l'humanité » (article 7). « La Torture ou les traitements
inhumains, iy compris les expériences » biologiques (article
8.2.a.ii) constituent « des crimes de guerre » (article
8).
Le droit humanitaire international
Le droit de chacun d'être préservé de tout acte
de torture est absolu et ce, même en temps de guerre, tel que
le prévoient les Conventions de Genève de 1949. Il y a
un devoir à protéger la vie, la santé et la sécurité
des populations civiles et des autres non-combattants, y compris les
soldats qui sont capturés ou qui ont déposé leurs
armes. La torture de telles personnes ainsi sous protection est absolument
interdite. L' Article 3 commun aux Conventions de Genève, par
exemple, proscrit « les violences contre la vie et les personnes,
en particulier les meurtres de tout genre, les mutilations, les traitements
cruels et la torture » de même que « les outrages
à la dignité personnelle, en particulier les traitements
humiliants et dégradants ».
Convention
de Genève relative à la protection des personnes civiles
en temps de guerre (1949) (article 31)
L'usage de la force pour obtenir des informations est formellement interdite
par l'article 31 de la Quatrième Convention de Genève
qui stipule que « aucune contrainte physique ou morale ne doit
être exercée contre des personnes protégées,
en particulier dans le but d'obtenir des informations d'eux ou de tierces
personnes ».
Convention
de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre
(1949) (article 12, 14, 17, 130)
Les dispositions de la Troisième Convention de Genève
stipulent que les prisonniers de guerre « ont droit en toutes
les circonstances au respect de leur personne et de leur honneur »
(article 14) et « doivent être protégés à
tous moments, en particulier contre les actes de violence ou d'intimidation
et contre les insultes et la curiosité publique » (article
13). l'Article 17 stipule que « aucune torture physique ou mentale,
ni toute autre forme de contrainte, ne peut être infligée
sur des prisonniers de guerre à l'abri d'eux renseignements de
tout genre quoi que. Les prisonniers de guerre qui refusent de répondre
ne peuvent pas être menacés, insultés, ou exposés
à tout traitement désagréable ou désavantageux
de quelque nature que ce soit ». La torture ou le traitement inhumain
de prisonniers de guerre sont une infraction grave à la Convention
(article 130).
Quelques éléments du droit humanitaire international sont
également devenus partie intégrante du droit coutumier
international. Cela veut dire que tous les détenus en période
de guerre sont protégés par certaines précautions
minimum compte non tenu de leur statut légal.
Protocole
additionnel à la Convention de Genève relative à
la protection des victimes des conflits armés internationaux
(Protocole I) (1977) (article 75)
L'article 75 (« Garanties Fondamentales ») du premier Protocole
Additionnel aux Conventions de Genève, lequel est reconnue comme
reformulant la loi coutumière internationale, stipule que les
« tortures de tous genres, qu'elles soient physiques ou mentales
» contre « des personnes qui sont sous le pouvoir d'une
des parties prenantes au conflit et qui ne bénéficient
pas de traitement bienveillant en conformité avec les conventions
de Genève », demeureront « interdit en tout temps
et en tout lieu, qu'ils soient commis par des agents civils ou militaires
». « Le traitement cruel et la torture » des prisonniers
sont aussi interdits par l'article 3 commun aux Conventions de Genève
de 1949 lequel article est considéré comme révélateur
de la loi coutumière internationale.
[Haut de la page]
UNION
AFRICAINE (AUTREFOIS « L'ORGANISATION DE L'UNITÉ AFRICAINE
», OUA)
Charte
africaine des droits de l'homme et des peuples (1981) (article 5)
Il s'agit ici du principal instrument Africain en matière des
droits de l'homme, et celui-ci stipule que « tout individu a droit
au respect de la dignité inhérente à la personne
humaine et à la reconnaissance de sa personnalité juridique.
Toutes formes d'exploitation et d'avilissement de l'homme notamment
l'esclavage, la traite des personnes, la torture physique ou morale,
et les peines ou les traitements cruels inhumains ou dégradants
sont interdites. »
CONSEIL
DE L'EUROPE
Convention
de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales
(1949) (article 3)
Ce traité, communément connu comme la Convention européenne
des droits de l'homme (ECHR), établit que « nul ne peut
être soumis à la torture ni à des peines ou traitements
inhumains ou dégradants. » Il s'agit ici d'un droit non
aliénable d'après l'article 15.2 , ce qui veut dire que
les Etats ne peuvent y apporter de restrictions, même quand il
y a état d'urgence.
Convention
européenne pour la prévention de la torture et des peines
ou traitements inhumains ou dégradants (1987)
Les dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme
contre la torture ont été renforcées par ce traité,
lequel est entré en vigueur en février 1989. La Convention
a créé un Comité
européen pour la prévention de la torture et des peines
ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) chargé
de conduire des inspections officielles et sans restriction des lieux
de détention dans les pays. Il autorise des conversations privées
avec les personnes interrogées et la dénonciation publique
au cas où l'état partie en question ne coopère
pas. Les protocoles
1 et 2
de la Convention européenne pour la prévention de la torture
fournissent plus de détails sur les conditions d'adhésion
à ce Comité.
La CPT surveille la mise en oeuvre de la Convention européenne
pour la prévention de la torture. Il est composé d'experts
indépendants et impartiaux qui ont un mandat de quatre année;
ils peuvent être réélus deux fois; il y a un membre
par état signataire. D'après sa déclaration de
mission, « Le Comité doit, au moyen de descentes sur le
terrain, examiner le traitement réservé aux personnes
privées de leur liberté, avec pour objectif de renforcer,
si nécessaire, la protection de telles personnes contre la torture
et contre les traitements inhumains ou dégradants ou autres Peines
». Les inspections du CPT sont effectuées par des délégations
d'au moins deux membres et ce dans les lieux de détention, tels
que les prisons, les centres de détention, les commissariats
de police et les institutions de prise en charge des maladies mentales
et de soins des personnes âgées; le comité devra
surveiller la qualité des soins administrés aux personnes
détenues dans ces centres.
Le Comité peut effectuer une descente non programmée dans
une institution de détention. Dans ce cas, le Comité doit
au préalable notifier le pays et l'institution, mais il peut
conduire l'inspection immédiatement après la notification.
L'accès libre du comité dans chaque structure est garanti,
de même que la libre circulation à l'intérieur de
ces structures, et la possibilité d'interviewer en privé
les personnes détenues aussi bien que toute autre personne susceptible
de fournir des renseignements pertinents, tel que les ONG qui se préoccupent
des droits de l'homme. Le CPT rédige un rapport sur le pays visité.
Dans les rapports, le CPT fait des recommandations pour assurer la prévention
de la torture et les traitements malsains. Les gouvernements doivent
alors répondre aux recommandations faites. Dans des cas rares,
le CPT peut faire une déclaration publique si un état
venait à manquer d'intégrer les recommandations du CPT.
Cependant, les recommandations sont généralement conservées
confidentielles.
[Haut de la page]
ORGANISATION
DES ÉTATS AMERICAINS (OEA)
Convention
américaine relative aux droits de l'homme (1978) (article
5)
La Convention américaine stipule que « nul ne peut être
soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants. Toute personne privée de sa liberté
sera traitée avec le respect dû à la dignité
inhérente à la personne humaine » (article 5.2).
Convention
interamericaine pour la prevention et la repression de torture (1985)
Ce traité est entré en vigueur en février 1987.
Il présente les obligations des états en ce qui concerne
la torture et détaille les dispositions semblables à celles
contenues dans la Convention de l'ONU contre la Torture.
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Agences nationales d'assistance, de protection et
de service
Il est exigé que les états-parties aux traités
internationaux mettent ces traités en oeuvre au niveau national.
Beaucoup d'états ont été défaillants dans
la mise en oeuvre effective des traités internationaux qu'ils
ont pourtant ratifiés et relatifs aux droits de l'homme dans
le domaine de la prévention de la torture.
Les articles de la Convention de l'ONU Contre la Torture que les états
ont manqué de rendre effectif comprennent:
- l'article 4 qui assure que les actes de torture sont des infractions
par rapport à la loi criminelle;
- l'article 14 qui assure une réparation et une compensation
juste et adéquate spécifiquement pour les victimes de
la torture ;
- l'article 10 qui assure une éducation appropriée du
personnel chargé de l'application de la loi, du personnel médical
et toute autres personnes impliquées dans la surveillance des
détenus sur les questions concernant l'interdiction de la torture.
- l'article 2.1 qui exige que chaque état-partie prenne des mesures
efficaces tant législatives, administratives, judiciaires ou
autres pour prévenir des actes de torture dans tout territoire
sous sa juridiction. Bien que cette disposition soit très générale,
l'ONU a établi une liste détaillée de mesures qui
devraient être mises en oeuvre, par exemple le droit d'un détenu
de consulter un avocat, le droit pour chacun d'être informé
de ses droits dans une langue qu'il comprend, l'existence dans chaque
poste de police d'un registre dans lequel sont consignés chaque
action qui a lieu pendant la garde à vue, l'existence d'un code
de conduite pour la police pendant les interrogatoires, et l'existence
de mécanismes formels ou informels de contrôle tels les
organismes indépendants pouvant porter plainte et les visites
aux détenus.
Les ONG jouent un rôle capital pour vérifier à quel
point les gouvernements de leurs pays se conforment aux dispositions
de ces traités. Les action de plaidoyer e de lobby des ONG nationales
et internationales travaillant de concert peuvent exercer une pression
sur les gouvernements afin que ceux -ci se conforment entièrement
aux dispositions des traités.
Les mécanismes régionaux du Conseil de l'Europe prévoient
des outil particulièrement puissants pour la mise en application.
Cependant, pour que la protection contre la torture soit une réalité,
il est essentiel que les ONG et les juristes continuent à surveiller
la mise en oeuvre des traités et à faire des rapports
sur les cas de violations.
Les leçons apprises dans la prévention de la torture au
niveau national suggèrent une variété d'étapes:
Accroître la réglementation et l'observation
du comportement de la police. Ce qui comprend:
- Obliger les agents de police à informer les suspects criminels
en détention de leurs droits, par exemple, le droit de garder
le silence, le droit à la présence d'un avocat pendant
l'interrogatoire. Toute défaillance dans l'application de ces
dispositions entraîne la nullité de toute confession qui
pourrait être obtenue du suspect.
- Encourager les fonctionnaires de police à enregistrer les interrogatoires
et autres sur un support audio-visuel afin de démontrer qu'ils
se conforment aux normes requises.
- Réduire les périodes de détention au secret et
de détention par la police.
- S'assurer qu'un avocat est présent pendant les interrogatoires,
de même qu'un fonctionnaire de sexe féminin pour les détenues,
et les parents ou des représentants indépendants quand
il s'agit de l'interrogatoire d'un mineur.
Accroître les précautions pendant la détention.
- Assurez aux prisonniers le droit de téléphoner à
un avocat, le droit de correspondre avec les média, la famille
ou autres, et d'avoir des visites.
- Garantir le droit du prisonnier d'avoir un accès adéquat,
efficace et significatif aux tribunaux;
- Assurez l'accès aux prisonniers par les organismes officiels
(médiateurs, procureur pour les droits de l'homme, etc.) et les
organismes non - gouvernementaux.
Utiliser les procès en matière des droits civils.
Une personne qui souffre de la torture ou de toute autre forme de mauvais
traitement par tout fonctionnaire gouvernemental peut engager une procédure
en vue de dommages et intérêts et pour des dommages punitifs.
Dans certaines juridictions, il est possible pour les victimes de poursuivre
en justice leurs tortionnaires pour les actes commis même dans
les autres pays par exemple USA Statut du Délit civil Étranger.
Utiliser les poursuites criminelles contre les tortionnaires.
En réalité il peut être difficile d'entreprendre
des poursuites contre des fonctionnaires du gouvernement. La réussite
des actions peut être difficile du fait d'un code officieux de
silence qui règne les parmi collègues empêchant
ainsi d'obtenir des preuves évidentes.
S'assurer que les autorités de haut rang du gouvernement
condamnent la torture. Ceci portera un message clair au sujet du
caractère inacceptable de la torture. De telles déclarations
devraient être accompagnées par des campagnes pour sensibiliser
le public sur la torture.
Coordonner l'échange d'informations. Les
gouvernements et ONG pourraient:
- Établir une banque de données internationale de tortionnaires
connus.
- Mener des Campagnes lorsque des tortionnaires connus sont envoyés
en mission diplomatique ou d'étude, afin qu'ils ne soient pas
admis dans le pays où ils ont été envoyés.
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Matériels d'éducation, de
défense et de formation
Pour les défenseurs
Manuel
pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants (Haut-Commissariat
des Nations Unies aux droits de lhomme)
Ce manuel est prévu pour servir comme ligne directive internationale
pour l'évaluation des personnes qui prétendent être
victime de torture et de mauvais traitements, pour enquêter
sur des cas présumés de torture et pour rendre compte
des résultats à la magistrature ou à toute autre
structure d'investigation. Les méthodes de documentation contenues
dans ce manuel sont aussi applicables aux autres contextes, y compris
les enquêtes et la surveillance dans le domaine des droits de
l'homme, les évaluations des situations des réfugiés
politiques, la défense des individus qui « confessent
» des crimes sous l'effet de la torture, et l'évaluation
des besoins pour les soins aux victimes de la torture, entres autres.
Le manuel comprend des annexes avec des principes d'enquête
et de documentation efficaces, les tests de diagnostic; les dessins
anatomiques pour la documentation de la torture et des mauvais traitements;
et des directives pour l'évaluation médicale de la torture
et des mauvais traitements.
Visiter
un lieu de détention : guide pratique (Association pour
la prévention de la torture)
À travers des points de référence et des questions,
ce guide est destiné à aider les organisations non-gouvernementales
(ONG) à concevoir et à mettre en oeuvre un programme
de monitoring des lieux de détention. Parmi les mécanismes
nationaux de descente sur le terrain, les ONG nationales possèdent
des avantages intéressants, parmi lesquels le plus important
est leur indépendance vis-à-vis des autorités.
Le guide examine des questions telle qu'obtenir l'autorisation d'accès,
la confection du programme de visites, aussi bien que la méthodologie
de la descente sur le terrain et les activités pour le suivi
ultérieur de ces descentes. Le guide présente également
et commente les standards internationaux à vérifier
pendant une visite, tel que les standards en ce qui concerne le traitement,
les mesures de protection ou les conditions matérielles.
Protocole
facultatif à la Convention des Nations Unies contre la torture
et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
: Un manuel pour la prévention (IIDH/APT)
Ce manuel présente le Protocole facultatif, en mettant l'accent
sur la nécessité de cet instrument innovateur dans le
cadre des normes et mécanismes existants. Il décrit
l'histoire du Protocole facultatif, de sa conception initiale, en
passant par le long processus de négociation à son adoption
historique définitive par l'Assemblée Générale
de l'ONU. Un commentaire légal du texte lui-même indique
plus de détails sur la signification et l'historique de quelques-uns
des provisions clés. Le manuel illustre aussi l'impact potentiel
d'un système de monitoring régulier des structures de
détention, en décrivant les deux principaux organismes
qui mèneront ce travail à un niveau international et
national. Finalement, des actions concrètes et des stratégies
spécifiques sont suggérées pour les acteurs clés
de ratification et des campagnes de mise en oeuvre.
Prevenir
la torture : un guide pour le personnel de l'OSCE (Bureau des
institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH))
Ce manuel sert de travail de base de référence pour
le personnel de l'Organisation pour la sécurité et la
coopération en Europe (OSCE) qui fait face aux allégations
relatives à la torture et aux mauvais traitements ou alors
qui ont besoin d'accès aux précautions internationales
appropriées, aux standards et mécanismes. Il est constitué
de trois parties: 1. le rôle de l'OSCE dans la lutte contre
la torture et les mauvais traitement; 2.prévention de la torture
et des mauvais traitements: le cadre légal et les précautions;
3. le monitoring, les enquêtes, les rapports et les autres approches
pour combattre la torture et les mauvais traitements. Le manuel comprend
également une liste utile d'organisations et autres ressources.
Comment
dénoncer la torture : Recueillir et soumettre des allégations
de torture aux mécanismes internationaux pour la protection
des droits de l'homme (Camille Giffard)
Ce manuel est un guide de référence sur les actions
à mener en réponse aux allégations de torture
ou de mauvais traitements. Il explique comment le processus de compte
rendu et de soumission des plaintes auprès des organismes et
mécanismes internationaux fonctionne; comment vous pouvez vous
y prendre pour documenter des allégations; ce que vous pouvez
faire des informations une fois celles-ci rassemblées; comment
choisir parmi les différents mécanismes en fonction
de vos objectifs particuliers; et comment présenter vos informations
de telle manière que vous puissiez vous attendre à une
probable réponse.
UKWELI
: Manuel relatif à la surveillance et à la documentation
des violations des droits humains en Afrique (Amnesty International)
Ukweli combine les expériences des défenseurs Africains
des droits de l'homme pour présenter un guide détaillé
pour surveiller et enquêter sur les abus des droits de l'homme
en Afrique. Ce manuel pratique a été écrit avec
et pour les défenseurs Africains des droits de l'homme afin
de renforcer et de professionnaliser le travail dans le domaine des
droits de l'homme sur le continent.
Pour les éducateurs
La
torture expliquée aux enfants (Amnistie International)
Cette brochure fait partie d'un ensemble de matériel d'éducation
produit par Amnesty International afin de fournir aux enseignants
et éducateurs une ressource générique qu'ils
peuvent utiliser pour préparer des leçons qui aident
les enfants à comprendre que la torture est une violation des
droits de l'homme. Il est rédigé pour les enfants de
10 à 12 ans mais peut être adapté par l'enseignant/éducateur
selon les besoins pour les autres ranches d'âge.
Pour les professionnels juridiques
Combattre
la torture : un guide pour les juges et magistrats du parquets
(Conor Foley, 2003)
Ce manuel esquisse les devoirs et responsabilités des juges
et procureurs afin de prévenir et enquêter sur des actes
de torture, et autres formes de mauvais traitements, afin de s'assurer
que ceux qui se rendent coupables de tels actes sont conduits devant
la justice et payent des réparations à leurs victimes.
Le manuel fournit également des conseils pratiques, tirés
des grandes réussites sur les moyens de combattre la torture
au niveau des procédures légales.
Guide
de jurisprudence sur la torture et les mauvais traitements : Article
3 de la Convention européenne des Droits de l'Homme (Association
pour la prévention de la torture)
Ce guide décrit la jurisprudence au sujet des cas de torture
et mauvais traitements adoptée par la Cour européenne
des droits de l'homme. Ce guide est prévu comme outil utile
pour les praticiens, les défenseurs des droits de l'homme et
les spécialistes.
Pour les fonctionnaires des prisons
Les
droits de l'homme et les prisons : Guide du formateur aux droits de
lhomme
à lintention du personnel pénitentiaire (Nations
Unies)
Ce manuel est une composante de la publication constituée de
quatre parties relative aux droits de l'homme et les prisons - un
de matériel de formation en droit de l'homme pour les fonctionnaires
de la prison. Les quatre composantes sont conçus de manière
à se compléter les unes les autres et, pris ensemble,
ils fournissent tous les éléments nécessaires
pour conduire des programmes de formation en droits de l'homme pour
les fonctionnaires des prisons, et ce selon l'approche de formation
développée par le Haut Commissariat des Nations Unies
aux droits de l'homme. Ce manuel (première composante du lot)
fournit des informations en profondeur sur les sources, les systèmes
et les standards pour les droits de l'homme concernant le travail
des fonctionnaires des prisons, des recommandations pratiques, des
sujets pour les débats, des études de cas et des listes
de contrôle.
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Autres ressources
Cours
et opportunités de formation en droits humains
Journée
internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la
torture (26 juin)
Les
organisations qui surveillent la torture
Organisations
qui fournissent un soutien aux victimes de la torture
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| Termes clés |
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torture - Tout acte par lequel une douleur
ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement
infligées à une personne aux fins notamment d'obtenir
d'elle ou d'une tierce personne des renseignements ou des aveux,
de la punir d'un acte qu'elle ou une tierce personne a commis
ou est soupçonnée d'avoir commis, de l'intimider
ou de faire pression sur elle ou d'intimider ou de faire pression
sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé
sur une forme de discrimination quelle qu'elle soit, lorsqu'une
telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par
un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant
à titre officiel ou à son instigation ou avec son
consentement exprès ou tacite (Convention
contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants, article 1)
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traitement inhumain ou dégradant
- des actes qui infligent une douleur mentale ou physique, de
l'angoisse, l'humiliation, la peur ou l'avilissement, mais qui
n'atteignent pas le degré de la torture.
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| Repères historiques |
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1948 - La Déclaration universelle
des droits de l'homme interdit la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants
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1975 - La Déclaration des Nations
Unies relative à la Protection de tous les êtres
d'être soumis à la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants
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1985 - Nomination du Rapporteur Spécial
des Nations Unies pour les questions relatives à la torture
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1987 - La Convention des Nations Unies
contre la Torture entre en vigueur
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1987 - La Convention inter-Americaine
de prévention et de répression de la torture entre
en vigueur
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1989 - La Convention européenne
de prévention de la torture entre en vigueur.
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2003 - Statut de Rome relatif à
la cour pénale internationale
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« Nul ne sera soumis à la torture,
ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
» (Déclaration
universelle des droits de l'homme, article 5)
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Ce guide a été développé par Asmita Naik et traduit en français par Théophile Sobngwi.
Copyright © Human Rights Education Associates (HREA), 2003. Tous droits réservés.
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