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Guides d'apprentissage Liberté de réunion et d'association Introduction
Le droit de constituer des groupes, d'organiser et de former des réunions pour aborder des questions d'importance commune, sont des droits humains. L'organisation est un important moyen par lequel les citoyens peuvent influencer leur gouvernements et leur chefs politiques. Les libertés d'association et de réunion sont protégées par des traités régionaux et internationaux. Ces droits sont applicables à toutes les questions. La démonstration constitue un symbole puissant de l'exercice de ces droits. Le droit à la liberté d'association est
garanti par de nombreux traités internationaux relatifs aux droits
de l'homme. Pourtant, ce droit a été le mieux défini
et élaboré par le droit international du travail, vu les
connexions entre ces droits et la capacité des travailleurs d'assurer
leur statut économique et social. La liberté d'association
est une des provisions centrales de l'Organisation Internationale du
Travail (OIT). Les normes de l'OIT maintiennent les droits des travailleurs
et des employés de former des organisations et de négocier
collectivement.
Les instruments régionaux et internationaux protègent certains droits fondamentaux relatifs aux libertés d'association et de réunion. a) Droit de réunion et d'association pacifique b) Droit d'association c) Droit d'une personne de faire ou ne pas faire partie
d'une association d) Droit d'appartenir aux syndicats - Le droit de former des confédérations nationales et internationales. Il est essentiel pour des groupes nationaux de pouvoir communiquer avec d'autres groupes à l'étranger. Dans certains Etats les autorités tentent d'empêcher des contacts avec l'étranger. - Le droit de ne pas être pénalisé pour appartenir à un syndicat. L'affiliation d'une personne à un syndicat n'est pas raison pour priver cette personne d'emploi ou pour congédier cette personne. - Le droit à la grève. Ceci n'est pas un droit absolu. C'est un droit « nuancé », comme les grèves affectent d'autres intérêts sociaux. C'est certainement le cas pour les employés du secteur public rendant des services essentiels, l'interruption desquels peut menacer la vie, la santé, ou la sécurité de la population. Les pompiers, par exemple, n'ont pas le droit de grever dans certains pays. Les gouvernements tentent de limiter le droit de grève par plusieurs moyens. Par exemple, certains pays adoptent une doctrine de « remplacement permanent » selon laquelle les employés en grève seraient remplacés par de nouveaux employés loyaux à l'employeur qui votent pour abolir le syndicat. Ces pratiques violent le droit international. - Le droit des organisations d'élir des représentants et d'établir leur propres règles et constitution. Les organisations sont d'ailleurs exemptes de la dissolution par les autorités administratives. Ces provisions existent pour protéger les associations contre l'immixture déraisonnable dans leur gouvernance. e) Tous ces droits peuvent être révoqués
uniquement pour raisons de sécurité nationale et d'ordre
public Agences d'assistance clé L'Organisation Internationale du Travail (OIT) est l'agence spécialisée de l'ONU vouée à la promotion de justice sociale, des droits de l'homme et des droit du travail. Cette organisation a été fondée en 1919 au contexte de la Ligue des Nations. En 1946, l'OIT est devenue la première organisation spécialisée au sein de l'ONU. L'OIT formule les normes internationales de travail sous forme de conventions
et recommandations stipulant les critères minimum des droits
fondamentaux du travail: liberté d'association, droit à
l'organisation et la négociation collective, abolition du travail
forcé, égalité d'opportunité et de traitement,
et d'autres normes régularisant les conditions de travail. L'OIT
offre aussi de l'assistance technique dans les domaines suivants: L'OIT avance le développement des organisations d'employeurs
et de travailleurs indépendants et offre des services de formation
et de consultation pour ces organisations. Au sein de l'ONU, l'OIT
a une structure tripartite unique - elle constitue un forum où
les travailleurs, les employeurs et les gouvernements travaillent
ensemble à base égalitaire pour assurer sa gestion.
Instruments internationaux et régionaux de protection et de promotion Les instruments juridiques internationaux peuvent prendre la forme d'un traité (également appelé accord, convention, pacte ou protocole), qui lient les États contractants. Une fois les négociations terminées, le texte du traité est définitif et authentique et est « signé » par les représentants des États. Un État accepte d'être lié par un traité de différentes manières dont la forme la plus courante est la ratification ou l'adhésion. Un nouveau traité est alors ratifié par les États qui ont négocié l'instrument ; un État qui n'a pas participé aux négociations peut, à un stade ultérieur, adhérer au traité. Le traité entre en vigueur quand un nombre prédéfini d'États l'ont ratifié ou y ont adhéré. Quand un État ratifie ou adhère à un traité, il peut faire des réserves à une ou plusieurs des dispositions du traité, à moins que le traité n'interdise ces pratiques. Les réserves peuvent, en principe, être retirées à tout moment. Dans certains pays, les traités internationaux prévalent sur le droit national. Dans d'autres, une loi spécifique est requise pour donner à un traité international, même s'il a été ratifié, force de loi nationale. Presque tous les États qui ont ratifié ou adhéré à un traité international doivent passer des décrets, amender les lois existantes ou introduire une nouvelle législation dans le but de rendre le traité pleinement effectif sur le territoire national. Les traités ayant force obligatoire peuvent être utilisés pour forcer les gouvernements à respecter les clauses du traité concernant les droits de réunion et d'association. Les instruments à caractère facultatif, comme les déclarations et les résolutions, peuvent être utilisés pour embarrasser les gouvernements avec une exposition publique négative et les inciter, pour ceux qui se préoccupent de leur image internationale, à adapter leurs politiques. Les normes de protection des droits de réunion et d'association sont déterminées par les traités, les déclarations et les obligations suivantes: Déclaration
universelle des droits de l'homme (1948) (article 20, 23) Convention
relative au statut des réfugiés (1951) (article
15) Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels
(1966) (article 8) Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (1966) (article
21, 22) Convention
relative aux droits de l'enfant (1989) (article 15) Principes
de base sur le recours à la force et l'utilisation des armes
à feu (1990) (principles 12, 13, 14) Déclaration
sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et
organes de la société de promouvoir et protéger
les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement
reconnus (1998) Representant
spécial sur la situation des défenseurs des droits de
l'homme ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL (OIT) L'OIT a adopté certaines conventions relatives aux droits des travailleurs de former des organisations et de négocier collectivement. Des méchanismes de surveillance ont été établis pour assurer la conformité des signataires avec ces conventions. Le Comité
de la liberté syndicale de l'OIT, crée en 1951,
examine des plaintes contre un gouvernement même si ce gouvernement
n'a pas ratifié les conventions de l'OIT. La Commission
d'investigation et de conciliation en matière de liberté
syndicale de l'OIT existe aussi pour examiner de telles plaintes. Convention
(No 87) concernant la liberté syndicale et la protection du
droit syndical (1948) Convention
(No 98) concernant l'application des principes du droit d'organisation
et de négociation collective (1949) Convention
(No 135) concernant la protection des représentants des travailleurs
dans l'entreprise et les facilités à leur accorder
(1978) Convention
(No 151) concernant la protection du droit d'organisation et les procédures
de détermination des conditions d'emploi dans la fonction publique
(1987) Déclaration
de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail
et son suivi (1998)
UNION AFRICAINE (AUTREFOIS « L'ORGANISATION DE L'UNITÉ AFRICAINE », OUA) Charte
africaine des droits de l'homme et des peuples (1981) (article
10, 11) Charte
africaine sur les droits et le bien-être de l'enfant (1990)
(article 8)
Convention
de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales
(1949) (article11) Charte
sociale européenne (1961) (article 5, 6)
Charte
des droits fondamentaux de l'Union européenne (2000) (article
12)
ORGANISATION DES ÉTATS AMERICAINS (OEA) Convention
américaine relative aux droits de l'homme (1969) (article
15, 16)
Agences nationales d'assistance, de protection et de service Les Etats ayant ratifié ces traités régionaux et internationaux doivent satisfaire à leurs obligations sous ces conventions en implémentants ces provisions au niveau national. Par exemple, une révision des lois relatives aux libertés d'association et de réunion ou l'adaptation de ces lois pour assurer leur conformité avec les exigences des conventions relevantes, peuvent figurer parmi les mesures nécessaires. L'implémentation du droit d'association continue à poser des problèmes dans de nombreux pays et de nombreux gouvernements ne satisfont pas à leur obligations. Les problèmes avec l'implémentation dans des pays individuels sont bien documentés par les compte-rendu de l'OIT, du ECHR et de l'ONU, comme par des soumissions de la part des ONG. Une collection de documents peut être trouvée au site du Comité de la liberté syndicale. .
Matériels d'éducation, la formation et le plaidoyer Pour les militants Enabling
Civil Society: Practical Aspects of Freedom of Association (Public
Interest Law Initiative)
Human
Rights and the Police - A Training Manual
Cours et opportunités de formation sur les normes internationales du travail Organisations défendant les droits de réunion et d'association
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