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Guides d'apprentissage Liberté de mouvement Introduction
Qu'est ce que la liberté de mouvement?
Le droit à la liberté de mouvement, ou le refus de ce droit à l'intérieur des frontières nationales et internationales peut avoir des effets considérables sur les autres droits fondamentaux de l'homme lesquels sont exposés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les autres traités. Si un individu n'a pas le droit de quitter sa maison, il pourrait être politiquement réprimé, il pourrait être empêché de pratiquer la religion de son choix, prévenu de jouir du droit fondamental au mariage ou à la vie de famille, ou peut être mis à l'écart d'un travail ou d'une formation qui finalement pourrait manifestement rehausser la qualité de sa de vie. Donc, alors que la liberté de mouvement peut paraître en surface comme un droit de l'homme assez mineur et évident, c'est en fait un des droits les plus fondamentaux qui cause de nombreux problèmes et des cas de souffrance dans plusieurs nations à travers le monde lorsque ce droit n'est pas respecté. Qui est affecté par la liberté de mouvement?
Les réfugiés ont la capacité pour faire face à une situation plus difficile dès lors qu'il est question de leurs droits à la liberté de mouvement. Etant donné qu'ils ont fui leur pays d'origine ou abandonné leur nationalité à cause de la peur bien fondée de persécution pour l'une des cinq raisons suivantes : la race, la religion, la nationalité, l'appartenance à un groupe social particulier ou du fait des opinions politique (cf. le guide sur les Réfugiés), il ne leur est pas possible de rentrer dans leur ancien pays. Cependant, dans leur nouveau statut, ils sont entièrement entre les mains d'un nouveau gouvernement qui n'a pas garanti la citoyenneté aux réfugiés comme c'est le cas avec les demandeurs d'asile. Ainsi, compte tenu du fait que le gouvernement doit trouver un espace - lequel pourrait être un camp de réfugiés - pour ces gens afin qu'ils réorganisent leur vie, alors la liberté de mouvement et par la suite le droit de bâtir une nouvelle vie meilleure pourrait être violé. Les demandeurs d'asile font face à des problèmes semblables à ceux des réfugiés étant donné qu'ils ont été forcés de quitter leur pays d'origine ou leur nationalité à la recherche d'une nouvelle vie meilleure. Cependant, dans ce cas, contrairement aux réfugiés, ils ont sollicité un statut reconnu dans leur nouveau pays. La liberté de mouvement affecte le plus souvent les demandeurs d'asile pendant la période d'attente que les dossiers leur accordant la protection du nouveau gouvernement soient traités. Dans le passé, ces gens ont eu leurs mouvements restreints dans un espace délimité en attendant le traitement de leurs dossiers et ceci en violation manifeste de leurs droits humains fondamentaux. Les émigrés sont affectés
par cette liberté en raison du fait qu'ils sont entrés
dans une nouvelle nation avec l'intention de s'y installer. S'ils ne
sont pas autorisés à s'installer dans cette nation, ou
alors le gouvernement restreint d'une manière ou d'une autre
leurs mouvements dans leur nouvel environnement, alors il s'agit clairement
d'une violation de la Déclaration universelle des droits de l'homme
aussi bien que le Pacte Les personnes déplacées à l'intérieur d'un territoire, ou celles qui ont abandonné leurs maisons par peur de persécution, mais n'ont pas traversé de frontières internationales, font face aux mêmes défis que les réfugiés sauf dans leur pays ou nation d'origine. Ce groupe de personnes pose un problème particulièrement intéressant parce qu'ils sont soumis à un exil interne, ce qui constitue une autre forme de persécution et une violation du droit de l'homme à la liberté. Dans cette situation précise ceux qui ont fui leurs maisons sont forcés de rester dans une région bien déterminée du pays et tout mouvement à l'extérieur de cette zone est interdit. En outre, le droit à la liberté de mouvement affecte les migrants économique, ceux qui ont fui leurs maisons non par peur de persécution mais dans le but de rechercher des conditions de vie meilleures qui fourniraient plus d'emplois et d'opportunités d'éducation. Dans ce cas certains états ont mis des restrictions sur ceux qui souhaitent partir, afin de freiner « la fuite des cerveaux », situation qui a commencé à se produire dans les pays les moins développés; les professionnels qualifiés de ces nations ont commencé à partir pour d'autres nations où ils ont de meilleures conditions de vie pour leurs familles et eux mêmes. Ainsi, les gens dans ce cas sont considérés comme des agents économiques et pas comme des êtres humains. Si les restrictions sont imposées sur ces personnes, alors ce n'est pas seulement la liberté de mouvement qui est restreinte mais la possibilité de pourvoir aux besoins de la famille est également enfreinte. De plus, les étudiants font face aussi à la menace de voir leur droit à l'éducation violée si leur liberté de mouvement a été supprimée à cause de la peur de « la fuite des cerveaux » ou d'autres restrictions qui ont pu leur être imposées. L'obtention d'un visa pour sortir d'un pays est difficile pour les personnes d'origines défavorisées. De plus, beaucoup de gouvernements préoccupés par la « la fuite des cerveaux » s'inquiètent une fois de plus du fait que ces étudiants peuvent ne pas rentrer dans leur pays une fois leurs études achevées. Cette difficulté ou alors le refus de délivrer un visa sont des violations manifestes de la Déclaration universelle des droits de l'homme et autres traités internationaux. Par conséquent, alors qu'il peut ne pas sembler évident que le droit à la liberté de mouvement des étudiants est enfreint, ceci constitue pourtant un problème majeur dans plusieurs nations et ce pour plusieurs raisons. Dans ces groupes de gens, chacun a quitté sa maison
pour aller à la recherche de meilleures opportunités de
travail et de meilleures conditions de vie pour eux-mêmes et dans
certains cas pour leurs familles, ceci étant un autre droit fondamental
garanti à l'humanité. La liberté de mouvement et
par la suite le choix de résidence donne aux individus le droit
de choisir la vocation qui correspond le mieux à leurs aptitudes,
et qui en outre fournit aux gens un meilleur accès à l'éducation,
contribuant ainsi au brassage d'idées entre les nations. Cependant,
beaucoup de gens pourraient mentionner que dans certaines circonstances,
la limitation de la liberté individuelle de mouvement se justifierait.
Lorsque par exemple la sécurité d'une nation ou d'un groupe
tout entier est en jeu, la restriction de la liberté de mouvement
est acceptable. Si un individu ou un groupe a commis une atrocité
dans une nation, alors on pourrait supprimer leur liberté de
mouvement afin de les empêcher de fuir le pays dans le but d'échapper
ainsi au procès.
Les instruments internationaux et régionaux protègent
plusieurs droits essentiels se rapportant à la liberté
de mouvement: - Le droit de demander l'asile : - La liberté d'expulsion : - Le droit à éducation (élémentaire,
secondaire, et supérieure) : -Le droit au logement et le droit de posséder
une propriété : - Le droit à famille : - Le droit à l'auto emploi et à un salaire
: Chacun de ces droits constitue des droits fondamentaux qui devraient être accordés à toute personne, qu'elle soit citoyenne d'un pays ou non. Donc, ces droits fondamentaux s'appliquent à la liberté de mouvement parce que quelque soit l'endroit où l'on se déplace, chaque droit de base devrait encore être appliqué à la vie de ces personnes.
Instruments internationaux et régionaux de protection et de promotion Les instruments juridiques internationaux peuvent prendre la forme d'un traité (également appelé accord, convention, pacte ou protocole), qui lient les États contractants. Une fois les négociations terminées, le texte du traité est définitif et authentique et est « signé » par les représentants des États. Un État accepte d'être lié par un traité de différentes manières dont la forme la plus courante est la ratification ou l'adhésion. Un nouveau traité est alors ratifié par les États qui ont négocié l'instrument ; un État qui n'a pas participé aux négociations peut, à un stade ultérieur, adhérer au traité. Le traité entre en vigueur quand un nombre prédéfini d'États l'ont ratifié ou y ont adhéré. Quand un État ratifie ou adhère à un traité, il peut faire des réserves à une ou plusieurs des dispositions du traité, à moins que le traité n'interdise ces pratiques. Les réserves peuvent, en principe, être retirées à tout moment. Dans certains pays, les traités internationaux prévalent sur le droit national. Dans d'autres, une loi spécifique est requise pour donner à un traité international, même s'il a été ratifié, force de loi nationale. Presque tous les États qui ont ratifié ou adhéré à un traité international doivent passer des décrets, amender les lois existantes ou introduire une nouvelle législation dans le but de rendre le traité pleinement effectif sur le territoire national. Les traités ayant force obligatoire peuvent être utilisés pour forcer les gouvernements à respecter les clauses du traité concernant les droits de réunion et d'association. Les instruments à caractère facultatif, comme les déclarations et les résolutions, peuvent être utilisés pour embarrasser les gouvernements avec une exposition publique négative et les inciter, pour ceux qui se préoccupent de leur image internationale, à adapter leurs politiques. Les instruments internationaux et régionaux suivant déterminent les normes pour la liberté de mouvement pour toutes les personnes : Déclaration
universelle des droits de l'homme (1948) (13) Convention
relative au statut des réfugiés (1951) (article 26) Convention
internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination
raciale (1965) (article 5) Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (1966) (article
12) Afin de donner plus de détails et de manière complète sur les stratégies pour la mise en oeuvre des droits présentés dans le Pacte international sur les droits civils et politiques, le Comité des droits de l'homme -- Organisme chargé de la surveillance du Pacte -- a rédigé : Observation
générale 15, Situation des étrangers au regard du Pacte (vingt-septième session, 1986) Observation
générale 25 (1996) Observation
générale 27, Liberté de mouvement (soixante-septième
session, 1999) Observation
générale 28, Égalité des droits entre les hommes et les femmes
(2000) Observation
générale 29, L' état d'urgence (2001) Le
Règlement (CEE) Nº 1612/68 du Conseil du 15 octobre 1968
relatif à la libre circulation des travailleurs à l'intérieur
de la Communauté Convention
sur l'élimination de toutes formes de discrimination à
l'égard des femmes (CEDAW) (1981) (article 15) Déclaration
sur les droits de l'homme des personnes quipossèdent pas la nationalité
du pays dans lequel elles vivent (1985) (article 5) Convention
internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs
migrants et des membres de leur famille (1990) (article 8, 39)
UNION AFRICAINE (AUTREFOIS « L'ORGANISATION DE L'UNITÉ AFRICAINE », OUA) Charte
africaine des droits de l'homme et des peuples (1981) (article 12) Charte
africaine sur les droits et le bien-être de l'enfant (1990)
(article 13) Déclaration
de Kampala sur la Liberté Intellectuelle et la Responsabilité
Sociale (1990) (article 4) Protocole
n° 4 à la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme
et des Libertés fondamentales, reconnaissant certains droits
et libertés autres que ceux figurant déjà dans
la Convention et dans le premier Protocole additionnel à la Convention,
tel qu'amendé par le Protocole n° 11 (1998) (article
1, 2, 3, 4) Recommandation
1373: Liberté de circulation et délivrance de visas aux
membres de lAssemblée parlementaire du Conseil de lEurope
(1998)
Charte
arabe des droits humains (1994) (article 20, 21, 22, 23, 24)
Agences nationales d'assistance, de protection et de service Les pays qui ont ratifié les traités internationaux et régionaux relatifs aux droits de l'homme, ont consenti à remplir leurs obligations telles que prévues par ces conventions, notamment par la mise en oeuvre complète des dispositions y relatives au niveau national. L'Organisation de la Sécurité et de la Coopération en Europe (OSCE) aide les États impliqués à s'acquitter de leurs engagements dans les domaines de la liberté de mouvement et du choix du lieu de résidence, des migrations, et des contacts humains. Cette organisation travaille principalement en Europe de l'Est dans les pays tels que l'Ukraine, l'Arménie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan. Elle travaille avec d'autres organisations internationales et les ONG pour améliorer la protection des droits et assurer la non - discrimination des différentes catégories de travailleurs émigrés. Les conflits dans cette région à travers les années ont entraîné le déplacement de plus de 7.5 million de personnes et pendant des années l'OSCE a travaillé pour mettre en oeuvre les programmes pour réformer la législation concernant les inscriptions, réformer les services aux frontières, développer la formation des compétences locales, la coopération trans-frontalière et développer les mécanismes d'échange d'informations, créer une nouvelle législation concernant les personnes déplacées à l'intérieur d'un pays, développer de nouveaux registres d'état civil et une législation concernant les migrations internes et développer de nouvelles lois concernant le droit relatif à l'habitat et à la propriété pour les réfugiés et les personnes déplacées à l'intérieur d'un pays, étape capitale dans la résolution du conflit Georgie- Ossétie du Sud.
Matériels d'éducation, de défense et de formation Pour les défenseurs Human
Rights and Refugee Protection (UNHCR)
Organisations actives dans le plaidoyer pour la liberté de mouvement
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