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Guides d'apprentissage Le droit à la vie Introduction
A travers les siècles, la plupart des religions et des philosophies du monde entier ont fermement condamné l'acte d'enlever la vie humaine. Le droit international des droits de l'homme a cherché à son tour à faire respecter ce droit sacro-saint dans un certain nombre de traités et ainsi, à protéger clairement la vie humaine contre des actions arbitraires des États. Quoiqu'il en soit, le droit à la vie n'est pas aussi inviolable qu'il peut paraître à première vue. Dans nombre de situations, les États peuvent priver des individus de leur vie sans que le droit international des droits de l'homme n'élève d'objection. La peine de mort en est un exemple. Le droit relatif aux droits de l'homme n'interdit pas l'usage de la peine de mort comme punition pour des actes criminels mais encourage son abolition et cherche à en limiter l'usage. Néanmoins, l'usage d'une violence meurtrière est tolérée en cas d'autodéfense. Ainsi, tuer des civils et des prisonniers de guerre est permis en temps de guerre. La législation sur les droits de l'homme essaie donc de répondre à une myriade de dilemmes éthiques liée au droit à la vie en établissant des interdictions et des exhortations.
Source: Centre
de l'information de la peine de mort
Tout être humain a un droit inhérent à
la vie et ce droit doit être légalement protégé.
Toutefois, ce droit n'est pas inviolable. Le principe fondamental du
droit international des droits de l'homme, selon lequel nul ne devrait
être arbitrairement privé de sa vie, sous-entend également
que les États peuvent ôter une vie humaine s'ils suivent
les procédures et les lois. Dans bon nombre de situations, un
État peut priver des individus de leurs vies sans violer le droit
international des droits de l'homme. Dans certains cas, ces exceptions
partent du principe que la violence est justifiée si elle est
utilisée en cas d'autodéfense. Tels les exemples suivants
: Le droit sur les droits de l'homme ne se prononce pas sur d'autres domaines controversés concernant le droit à la vie, à savoir l'avortement et le droit de l'enfant à naître, et l'euthanasie. La peine de mort La peine de mort peut apparaître comme une violation
du droit de vie mais les lois sur les droits de l'homme insistent peu
sur ce sujet. Elles laissent aux États le choix d'infliger ou
non la peine de mort tout en les exhortant à l'abolir et en leur
imposant également certaines limites quant aux circonstances
de son application. Ainsi, la peine capitale : Même dans les États qui ont accepté d'abolir la peine de mort, le droit sur les droits de l'homme apparaît ambiguë, leur permettant dans certains textes de loi de se réserver le droit d'utiliser la peine de mort, notamment en temps de guerre. Parallèlement, la peine de mort est complètement interdite d'usage par bon nombre de cours criminelles internationales, comme le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et la Cour pénale internationale (CPI). Situations lors des conflits armés Le principe de non-refoulement Le droit à la survie Les acteurs non-gouvernementaux Les droits des victimes
Instruments internationaux et régionaux de protection et de promotion Les instruments juridiques internationaux peuvent prendre la forme d'un traité (également appelé accord, convention, pacte ou protocole), qui lient les États contractants. Une fois les négociations terminées, le texte du traité est définitif et authentique et est "signé" par les représentants des États. Un État accepte d'être lié par un traité de différentes manières dont la forme la plus courante est la ratification ou l'adhésion. Un nouveau traité est alors ratifié par les États qui ont négocié l'instrument ; un État qui n'a pas participé aux négociations peut, à un stade ultérieur, adhérer au traité. Le traité entre en vigueur quand un nombre prédéfini d'États l'ont ratifié ou y ont adhéré. Quand un État ratifie ou adhère à un traité, il peut faire des réserves à une ou plusieurs des dispositions du traité, à moins que le traité n'interdise ces pratiques. Les réserves peuvent, en principe, être retirées à tout moment. Dans certains pays, les traités internationaux prévalent sur le droit national. Dans d'autres, une loi spécifique est requise pour donner à un traité international, même s'il a été ratifié, force de loi nationale. Presque tous les États qui ont ratifié ou adhéré à un traité international doivent passer des décrets, amender les lois existantes ou introduire une nouvelle législation dans le but de rendre le traité pleinement effectif sur le territoire national. Les traités ayant force obligatoire peuvent être utilisés pour forcer les gouvernements à respecter les clauses du traité concernant le droit à la vie. Les instruments à caractère facultatif, comme les déclarations et les résolutions, peuvent être utilisés pour embarrasser les gouvernements avec une exposition publique négative et les inciter, pour ceux qui se préoccupent de leur image internationale, à adapter leurs politiques. Les traités régionaux et internationaux
suivants déterminent les normes pour la protection du droit à
la vie : Déclaration
universelle des droits de l'homme (1948) (article 3) Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (1966) (article
6, 4) Deuxième
Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux
droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort
(1989) Le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires de la Commission des droits de l'homme a été nommé en mars 1982. Pour la première fois, une personne est désignée pour étudier un type particulier de violation des droits de l'homme à l'échelle mondiale. Par la suite, d'autres sujets comme la torture, la violence contre les femmes ont été délégués à ces rapporteurs spéciaux. Le mandat du rapporteur est d'examiner les circonstances des exécutions. Une attention particulière doit être portée aux exécutions sommaires de femmes et d'enfants ou aux violations concernant l'exercice du droit de mener des activités pacifiques pour la défense des droits de l'homme. Les violations sont communiquées au Rapporteur
spécial par des organisations ou des individus. Le Rapporteur
peut publier un appel urgent pour éviter des violations à
venir et discuter directement d'allégations spécifiques
avec le gouvernement en question. Certains gouvernements manquent de
répondre aux questions soulevées par le rapporteur. Les
rapports du rapporteur abordent également des questions plus
larges comme les cas de violations du droit international des droits
de l'homme par les législations nationales. Des visites des pays
sont également effectuées afin de d'obtenir des informations
de première main. Principes
de Syracuse concernant les dispositions du Pacte international relatif
aux droits civils et politiques qui autorisent des restrictions ou des
dérogations Garanties
pour la protection des droits des personnes passibles de la peine de
mort (1984) Le
Statut de Rome de la Cour pénale de justice (1998) (article
6, 7j) Traités des Nations Unies concernant des catégories de personnes spécifiques peuvent également protéger le droit à la vie : Convention
pour la prévention et la répression du crime de génocide
(1948) Les Conventions de Genève de 1949 faisent respecter le droit à la vie des civils et des combattants qui, en temps de guerre, ont été blessés ou ont déposé les armes : Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre (1949) (article 3) Protocole
additionnel à la Convention de Genève relative à
la protection des victimes des conflits armés internationaux
(Protocole I) (1949) (article 51, 57, 75, 85) Enfin, le droit à la vie des groupes particulièrement vulnérables comme les enfants, les réfugiés et les minorités raciales est protégé par les traités internationaux suivants : Convention
relative au statut des réfugiés (1951) (article 33) Convention
internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination
raciale (1965) Convention
relative aux droits de l'enfant (1989) (article 37)
UNION AFRICAINE (AUTREFOIS "L'ORGANISATION DE L'UNITÉ AFRICAINE", OUA) Charte
africaine des droits de l'homme et des peuples (1981) (article 4) Charte
africaine sur les droits et le bien-être de l'enfant (1990)
(article 5) Convention
de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales
(1949) (article 2, 15) Protocole
No 6 relatif à la Convention de sauvegarde des droits de l'homme
et des libertés fondamentales concernant l'abolition de la peine
de mort (1983)
Charte
des droits fondamentaux de l'Union européenne (2000) (article
2)
ORGANISATION DES ÉTATS AMERICAINS (OEA) Convention
américaine relative aux droits de l'homme (1969) (article
4) Protocol
à la Convention américaine sur les droits de l'homme pour
l'abolition de la peine de mort (1990)
Agences nationales d'assistance, de protection et de service Les pays qui ont ratifié ces traités régionaux et internationaux ont accepté de satisfaire les obligations de ces conventions, notamment en appliquant pleinement ses exigences à un niveau national. Ces États doivent adopter des mesures législatives appropriées à la protection le droit à la vie. L'impunité accordée à leurs auteurs est une des raisons pour lesquelles les violations des droits de l'homme se poursuivent. Cela concerne tout particulièrement les violations du droit à la vie. Le non-respect par les gouvernements de leur obligation d'identifier, de juger et de punir les responsables est un manquement manifeste aux normes des droits de l'homme. Les rapports d'enquête du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires offrent une information complète, par pays, sur les difficultés de mise en application de ces normes.
Matériels d'éducation, de défense et de formation Pour les militants Normes
internationales relatives à la peine de mort (Amnesty International) Non-discrimination
et droit à la vie (Commission asiatique des droits de l'homme) Manuel
des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, arbitraires
et sommaires (Minnesota Advocates for Human Rights)
Pour les enseignants La
peine de mort : Programmes d'études sur la peine de mort pour
le lycée (manuel pour les professeurs) (Michigan State University
Communication Technology Laboratory/Death Penalty Information Center)
Organisations militant pour l'abolition de la peine de mort Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre)
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